Strasbourg : A quoi va ressembler l’été dans la capitale alsacienne ?

ANIMATIONS Roland Ries, maire de Strasbourg jusqu’au 28 juin, le reconnaît : la programmation estivale est « en deçà des dernières années » à cause de la crise sanitaire

Thibaut Gagnepain

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Des transats devant la cathédrale de Strasbourg... C'était en 2015 et ce ne sera pas possible cette année
Des transats devant la cathédrale de Strasbourg... C'était en 2015 et ce ne sera pas possible cette année — G.Varela/20 Minutes
  • La crise sanitaire et les nouvelles règles de distanciations sociales qu’elle implique vont nettement modifier la programmation estivale à Strasbourg.
  • Des exemples ? Il n’y aura pas de feu d’artifice le 14 juillet, il faudra réserver sa place à la plage des Docks ou pour voir les illuminations.
  • Les animations pourraient encore être modifiées lors de la 3e phase de déconfinement. « On va attendre le 22 juin car un nouveau point sur la situation épidémique est prévu. C’est à ce moment-là que nous prendrons les dernières décisions », promet Mathieu Cahn, l’adjoint à la ville de Strasbourg en charge de l’animation.

Des milliers de personnes qui admirent les illuminations sur la cathédrale, des dizaines d’enfants affairés à leur château de sable sur la presqu’île Malraux ou encore des concerts un peu partout dans le centre-ville le temps d’un soir… Ces images d’un été à Strasbourg vont être largement modifiées cette année.

« Nous avons essayé de maintenir le plus possible l’offre événementielle classique mais le contexte est très perturbant pour l’organisation de certains événements grand public. On doit respecter la distanciation physique, qu’il n’y ait pas de grande manifestation… », indique le maire Roland Ries, qui a présenté ce lundi un « programme estival riche et diversifié mais évidemment en deçà des dernières années. »

Pas de feu d’artifice le 14 juillet

Les principaux points à retenir ? D’abord, il n’y aura pas de feu d’artifice au soir du 14 juillet. « Il aurait rassemblé beaucoup trop de personnes et il aurait fallu lancer le marché public en période de confinement alors que nous n’avions pas de visibilité », justifie Mathieu Cahn, l’adjoint au maire en charge de l’animation. A la place, un « pique-nique républicain » sera proposé au jardin des Deux-Rives, ainsi qu’un « parcours en soirée » afin de rendre hommage au personnel soignant. Il n'y aura également pas de bal des pompiers le 13 juillet.

Autre temps fort de l’été modifié : la Fête de la musique. Là encore, afin d’éviter tout rassemblement, la mairie de Strasbourg n’a pas délivré d’autorisation du domaine public. En clair, aucune scène ne pourra donc s’installer légalement le 21 juin. « Mais il y aura une offre musicale qui se déplacera et ira au plus proche des habitants du centre-ville et des quartiers », assure Mathieu Cahn en évoquant des musiciens à vélo qui viendront « au pied des immeubles » et des blind test participatifs. Une webradio sera aussi dédiée le soir même.

La plage, c’est maximum 1h30

A partir de début juillet, la plage éphémère des Docks sera, elle, bien accessible mais… sur réservation. « Pour un créneau de 1h30 afin qu’un maximum de personnes puissent y aller », précise encore l’adjoint au maire en charge de l’animation. Le même principe sera mis en place concernant les illuminations de la cathédrale, de mi-juillet à mi-septembre. Elles auront lieu cette fois sur le parvis, avec une jauge limitée à « 812 personnes » pour chacune des trois représentations de la soirée. Là où « jusqu’à 10.000 spectateurs » pouvaient se succéder dans une même nuit…

Toutes ces réservations seront possibles d’ici fin juin, sur le site de l’Eurométropole. « On va attendre le 22 juin car un nouveau point sur la situation épidémique est prévu. C’est à ce moment-là que nous prendrons les dernières décisions », promet Mathieu Cahn, sans s’interdire de revoir certains dispositifs. A la baisse ou… à la hausse. « Nous avons travaillé sur des lieux et des jauges de manière à respecter le critère de la distanciation physique et n’imposerons pas de placement. Nous n’avons pas retenu ce principe mais ça pourrait évoluer », conclut-il.