Strasbourg : Il reproduit en Lego les châteaux d'Alsace et « retrouve des sensations d'enfance »

INSOLITE Georges Ricardbacker vient de s'attaquer au célèbre Haut-Koenigsbourg

Thibaut Gagnepain

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Georges Ricardbacker n'est pas passionné que de Lego. Il est aussi chanteur et bassiste d'un groupe de hard-rock, « Of Steel ».
Georges Ricardbacker n'est pas passionné que de Lego. Il est aussi chanteur et bassiste d'un groupe de hard-rock, « Of Steel ». — Georges Ricardbacker
  • Le château de l’Ortenbourg (Sélestat), du Birkenfels (Obernai), du Bernstein (Dambach-la-Ville), de Wasenbourg (Niederbronn-les-Bains) ou encore de Kintzheim ou d’Andlau… Pendant la période de confinement, un passionné s’est amusé à reproduire en Lego les forteresses d’Alsace.
  • Pourquoi ? Georges Ricardbacker s’intéresse depuis son enfance aux châteaux d’Alsace. Alors il a ressorti ses petites pièces…
  • Durée moyenne de livraison d’une forteresse ? « Environ deux jours de travail, soit environ seize heures », estime-t-il, lui qui détruit bien plus vite ses réalisations.

Le ménage, la course à pied, la lecture ou… les Lego. Sa période de confinement, Georges Ricardbacker l’a principalement occupée à assembler les célèbres pièces de la marque danoise. Pas n’importe comment : cet habitant de Vendenheim ( Bas-Rhin), 39 ans, en a fait des châteaux d’Alsace.

Pourquoi pas la Tour Eiffel ou le Mont-Saint-Michel ? « La plupart des Alsaciens  de naissance vont visiter des châteaux quand ils sont petits », répond-il avec humour. « Ces forteresses m’ont toujours passionné et plus jeune, je les reproduisais déjà avec des Lego. » Il lui a donc suffi de ressortir ses petites briques de toujours pour s’y remettre, mi-mars.

« J’ai commencé par mon préféré, l’Ortenbourg (à côté de Sélestat, dans le Bas-Rhin) car il est typique de l’architecte militaire alsacienne du Moyen Âge avec son donjon pentagonal. Je me disais que je n’en ferais qu’un… puis, je me suis pris au jeu », s’amuse celui qui gère, en temps normal, un magasin de fripes à Strasbourg, « Froc 'N' Roll ».

Sa boutique fermée pendant près de deux mois, le bâtisseur a eu le temps de reproduire « une dizaine de châteaux ». « Le Birkenfels (Obernai), le Bernstein (Dambach-la-Ville), le Wasenbourg (Niederbronn-les-Bains), celui de Kintzheim ou d’Andlau… J’ai même fait plusieurs fois l’Ortenbourg sous trois angles différents. »

Georges Ricardbacker procède à peu près toujours de la même façon. Il va piocher ses idées dans ses propres livres « ou sur Internet ». « Des fois, des photos me plaisent bien alors j’essaie d’imaginer comment je peux faire. Il faut prévoir les fondations, les piliers pour que ça tienne, etc. » Puis, dans « la chambre d’amis de la maison », le presque quadragénaire lance ses chantiers. Durée moyenne de livraison d’une forteresse ? « Environ deux jours de travail, soit environ seize heures », estime-t-il, lui qui détruit bien plus vite ses réalisations. « Je prends juste une photo et je passe au château suivant. »

Une référence au film Le Dîner de cons

« Ça me plaît de reproduire un peu de notre patrimoine le plus précisément possible. Je trouve ça reposant aussi… Peut-être que je retrouve des sensations de mon enfance », ajoute l’Alsacien, qui ne manque pas d’autodérision. Sur Facebook, après les premiers posts de ses constructions, il avait publié un extrait du film Le Dîner de cons. « La scène où Jacques Villeret présente ses maquettes en allumettes. « J’ai pris les devants avant qu’on me blâme ! ».

Depuis que Georges Ricardbacker a repris son activité professionnelle, les Lego ont un peu été mis de côté. Sans pour autant être rangés au placard. Mieux, il en a commandé de nouveaux et s’est depuis attaqué au célèbre Haut-Koenigsbourg. « Il va faire 1,30 m de long, sur 50 cm de largeur environ, ça va me prendre du temps ! », rigole celui qui est aussi bassiste et chanteur dans un groupe de hard-rock « années 70-80 », « Of Steel ».

Sa suite ? Encore quelques châteaux alsaciens en pièces grises et noires. « Au Moyen Âge, il y en avait à peu près 500 dans la région », conclut Georges Ricardbacker. « Tous ceux en plaine ont disparu mais il doit en rester 80 à 100. Je peux en reproduire jusqu’à ma retraite ! »