Coronavirus à Metz : Les gendarmes font fermer sept sites d’escroquerie via internet

ARNAQUE Les sites détectés utilisaient la technique d’hameçonnage pour collecter des données personnelles ou des mots de passe chez les internautes

G.D. avec AFP

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Illustration de la cybercriminalité.
Illustration de la cybercriminalité. — Witt / SIPA
  • Sept sites d'escroquerie via internet ont été fermés durant le mois d’avril.
  • Ces sites ont été détectés lors d’une veille active par le groupe cyber de la section de recherches de la gendarmerie de Metz.
  • Ils utilisaient la méthode d’hameçonnage, en lien avec l’épidémie de coronavirus.

Tous utilisaient la méthode d’hameçonnage, en lien avec l’épidémie de coronavirus. Sept sites d’escroquerie via internet ont été fermés durant le mois d’avril, a annoncé, ce vendredi, la gendarmerie nationale.

Les sept sites ont été détectés lors d’une veille active par le groupe cyber de la section de recherches (SR) de Metz, coordonnée par le centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) de la gendarmerie, dans le cadre de la crise sanitaire.

Obtenir des coordonnées bancaires

« Ces sites essayaient de collecter les données personnelles ou les mots de passe pour obtenir des coordonnées bancaires », a expliqué, à l’AFP, le colonel Gérard Cligny, commandant la SR de Metz.

Les sites étaient en lien avec le monde médical, « proposant une mise à jour de la carte vitale moyennant paiement » par exemple, ou avec le secteur bancaire, « en imitant la syntaxe et la typographie des sites officiels », a détaillé le colonel Cligny.

Plateforme de déclaration falsifiée

L’un d’entre eux, qui avait falsifié la plateforme de déclaration des employeurs pour le chômage partiel, générait des pages qui se bloquaient et proposait d’appeler un numéro surtaxé pour remédier au problème, a-t-il poursuivi.

« Les sites ont été détectés de manière précoce, pour certains quelques heures après leur ouverture. Nous avons pu intervenir avant qu’il y ait trop de victimes, même si potentiellement il y en a eu », a souligné l’officier de gendarmerie.

Les premières investigations ont révélé « des sites hébergés dans différents endroits en France et à l’étranger », selon lui, mais sans pouvoir identifier les auteurs.

« Les escrocs profitent de la crise sanitaire »

Avec l’épidémie de coronavirus, « il est important d’adopter une hygiène et des gestes barrières dans le numérique pour se protéger », en redoublant de vigilance lors de la réception de mails, car « les escrocs sont extrêmement opportunistes et profitent de la crise sanitaire », prévient Gérard Cligny.

La cellule cyber de Metz doit être renforcée par deux gendarmes, d’ici au mois d’août, « pour faire face au développement de cette délinquance ».