Coronavirus dans le Bas-Rhin : Une cinquantaine de patrouilles de police font respecter le confinement

VOS PAPIERS La police du Bas-Rhin concentre son action sur l’application des mesures de confinement prises pour lutter contre l’épidémie.

Charles Montmasson

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Les déplacements doivent être justifiés sur attestation (illustration).
Les déplacements doivent être justifiés sur attestation (illustration). — G. Varela / 20 Minutes
  • Le département du Bas-Rhin est l’un des plus touchés par le coronavirus, avec un bilan qui a dépassé les 100 morts.
  • La police a centré son action sur le contrôle des déplacements lié au confinement.
  • En amont des contrôles, un message de prévention est diffusé sur les réseaux sociaux.

Stratégie centrale dans la lutte contre le coronavirus, le confinement est-il bien appliqué dans le Bas-Rhin ? « Dans l’ensemble, les gens jouent le jeu, rapporte Joël Irion, chargé de communication de la police nationale du département. Mais on en voit encore beaucoup qui n’ont pas leur attestation. »

Dans le département du Bas-Rhin, particulièrement frappé par le coronavirus, une cinquantaine de patrouilles font respecter les règles du confinement. Pour assurer cette mission, certains policiers habituellement spécialisés dans l’investigation y sont détachés, pour compléter des binômes.

Un message, répété : « Restez chez vous »

Des personnes sont encore contrôlées alors qu’elles se trouvent dans les rues de manière abusive : « On a entendu des choses comme : “J’accompagne ma grand-mère faire les courses”, raconte le policier. Non, dans ce cas, la personne va faire les courses pour sa grand-mère, qui reste chez elle. L’autre jour, nous avons contrôlé quelqu’un qui allait faire ses courses à 20 km de chez lui ! La règle, c’est d’aller au supermarché le plus proche. »

La police du Bas-Rhin fait passer son message sur les réseaux sociaux, avec des vidéos non dénuées d’humour.

« Ne sortez pas de chez vous !, martèle Joël Irion. Ce n’est pas si contraignant et des vies sont en jeu. Tant qu’on n’est pas concerné par le décès d’un proche, on ne s’en rend pas forcément compte. Mais est-ce qu’il faut en arriver là ? »

Si les habitants, en restant chez eux, limitent les risques de cambriolage, certains délits peuvent être encouragés par le confinement : « La nuit dernière, nous avons arrêté deux personnes qui pillaient des voitures », témoigne Joël Irion. De gros excès de vitesse sont également relevés. « Il y en a moins, car il y a moins de voiture, mais ils sont plus graves. J’ai été dépassé par quelqu’un qui roulait à 140 km/h au lieu de 80 km/h, hier soir », illustre le policier.