Le maire de Lingolsheim, Yves Bur, tout heureux de tester « flex'hop » mercredi au départ de Blaesheim.
Le maire de Lingolsheim, Yves Bur, tout heureux de tester « flex'hop » mercredi au départ de Blaesheim. — T. Gagnepain / 20 Minutes

CIRCULATION

On a testé « flex’hop », le nouveau transport à la demande mis en place dans les communes autour de Strasbourg

Ou comment se programmer un petit voyage Blaesheim-Breuschwickersheim en toute tranquilité

  • Un nouveau service de transport à la demande a été lancé ce jeudi dans treize communes de l’ouest et du sud-ouest de l’Eurométropole de Strasbourg. Il s’appelle « flex’hop »
  • Comment cela fonctionne-t-il ? On l’a testé et on vous explique.
  • Ce service est garanti en 2020. Il pourrait ensuite être étendu aux communes du nord et de l’est de Strasbourg. Cela « sera étudié en fonction des premiers retours d’expérience ».

Vous les avez peut-être vus. Depuis ce jeudi, six minivans blanc « flex’hop », tous électriques, circulent dans l’agglomération de Strasbourg. Pas n’importe où : juste dans treize communes* de l’ouest et du sud-ouest de l’Eurométropole.

« Flex’hop » ? C’est le nom du transport en commun à la demande lancé par la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS). Son principe est simple : renforcer le maillage dans la première et deuxième couronne de la capitale alsacienne et ainsi limiter l’utilisation de la voiture.

Comment cela fonctionne-t-il ? On a fait le test avec quelques élus, en avant-première mercredi depuis Blaesheim. Première étape : télécharger l’application sur son téléphone. Il faut juste aller sur celle de la CTS qui renvoie ensuite vers « flex’Hop ». Pas très compliqué mais peu intuitif. « Nous réfléchissons à les imbriquer mais ce n’est pas simple », avoue Amandine Carré-Charter, la directrice de la communication de la compagnie.

Un peu plus de 80 arrêts desservis

Passons. C’est maintenant le moment de mettre mes points de départ et d’arrivée. Mairie de Blaesheim, c’est possible ? Oui, enfin presque. L’application m’indique qu’il faut juste me rendre à l’arrêt de bus le plus proche, rue du Maréchal-Foch, à deux minutes à pied. « On ne va pas chercher les gens chez eux, c’est du transport public quand même ! », s’amuse Emmanuel Auneau, le directeur adjoint de la CTS. « Le principe reste donc le même : on circule avec d’autres voyageurs et sur le réseau existant. »

Au total, les 80 et quelques arrêts de ces 13 communes sont distribués. Avec quatre autres possibilités, pour ceux qui voudraient par exemple se rendre dans le centre de Strasbourg. Il s’agit des arrêts de tram Graffenstaden, Lingolsheim Alouettes et Poteries, ainsi que la gare de Lingolsheim.

Le tarif d’un trajet classique sur le réseau

Bref, revenons à ma destination. Aujourd’hui, ce sera Breuschwickersheim, rien que pour le plaisir d’écrire ce si simple toponyme. Pas de souci : rendez-vous dans 35 minutes à l’arrêt, pour une arrivée 33 minutes plus tard. Si ça ne m’arrange pas, je peux prendre le minivan suivant, avec 35 minutes supplémentaires d’arrêt. « On peut réserver jusqu’à une demi-heure à l’avance, ou quinze jours pour les plus organisés », précise-t-on à la CTS.

Pour cela, une inscription au service est juste demandée. Le règlement du trajet se fera une fois dans le véhicule. A quel tarif ? Celui d’un trajet simple classique dans l’Eurométropole, soit 1,70 euro. Il suffit de composter son ticket, ou son abonnement, auprès du valideur installé derrière un siège passager.

On a testé le transport à la demande « flex'hop » depuis une commune de l'Eurométropole de Strasbourg.
On a testé le transport à la demande « flex'hop » depuis une commune de l'Eurométropole de Strasbourg. - T. Gagnepain / 20 Minutes

Et si je réserve et que je veux annuler ? « On peut le faire jusqu’à quinze minutes avant l’arrivée du van », me répond-on. Et si, plus pervers, je décide de ne pas me rendre au point de départ ? « Il n’est pas exclu que des personnes ayant ce type de comportements abusifs soient black-listées », m’indique Amandine Carré-Charter, agacée par mon idée saugrenue.

Le service sera accessible de 6h à 0h, chaque jour. Et, normalement, aucun trajet ne pourra être refusé à un client. « Sauf si les cinq places des six minivans sont toutes prises ou que les véhicules sont occupés ailleurs », précise Ronan Golias, chef du service déplacement à l’Eurométropole. « Les usagers devront aussi parfois faire quelques détours, en fonction des réservations des autres. Mais les heures de départ et d’arrivée sont garanties. »

Comme le maintien du service en 2020. « Le budget a été validé pour l’année », a annoncé Robert Hermann mercredi. Quelques minutes plus tard, le président de l’Eurométropole commandait son « flex’hop » et embarquait. Direction Lingolsheim. Pour les communes du nord et de l’est de Strasbourg, il faudra encore attendre. L’extension du dispositif « sera étudiée en fonction des premiers retours d’expérience ».

On a testé le transport à la demande « flex'hop » depuis une commune de l'Eurométropole de Strasbourg.
On a testé le transport à la demande « flex'hop » depuis une commune de l'Eurométropole de Strasbourg. - T. Gagnepain / 20 Minutes

*Les 13 communes concernées sont Achenheim, Blaesheim, Breuschwickersheim, Entzheim, Fegersheim, Geispolsheim, Hengenbieten, Holtzheim, Kolbsheim, Lipsheim, Oberschaeffolsheim, Osthoffen et Wolfisheim.