Le personnel crie à l'urgence au NHC

Philippe Wendling - ©2008 20 minutes

— 

Malaise social au nouvel hôpital civil. A l'appel d'une intersyndicale, les personnels des urgences du NHC ont entamé une grève de 24 heures, hier à midi. Etant assignés à travailler, leur action n'a pas eu de répercussions sur le fonctionnement du service. Le personnel s'oppose à une modification de ses horaires et réclame l'embauche d'infirmiers et de brancardiers, notamment pour assurer les permanences l'après-midi et la nuit.

En juillet, après une première mobilisation, les salariés avaient déjà obtenu de la direction des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS) la création d'un poste d'infirmier, dont l'entrée en fonction est prévue en décembre. Une mesure qu'ils saluent, tout en la jugeant insuffisante pour améliorer les conditions de travail et offrir aux patients un accueil et des soins appropriés. « Nous avons parfois entre cinquante et soixante admissions, témoigne une urgentiste. Il n'est pas rare d'avoir des personnes qui attendent dans le couloir pendant plusieurs heures. Nous sommes obligés de les faire uriner derrière des paravents, et certains ne bénéficient pas de la surveillance dont ils ont besoin. » Faute d'un nombre de brancardiers suffisant, les infirmiers et les aides-soignants seraient aussi obligés d'accompagner les malades passer un scanner ou des radiographies dans un autre bâtiment, tâches qui ne relèvent pas de leurs fonctions. « Nous ne demandons pas des mesures de confort, estime Fernand Cadet, délégué syndical SUD. Nous voulons juste un minimum de personnel pour que les urgences fonctionnent dans de bonnes conditions, particulièrement en matière de sécurité. »