Strasbourg : Pierre Hugues Herbert et des Alsaciens rachètent les Internationaux de tennis féminin

ECONOMIE Les internationaux de tennis féminin de Strasbourg (IS) sont à présent 100 % made in Alsace après le rachat du tournoi

Gilles Varela

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Pierre Hugues Herbert, Jérôme Fechter, Denis Naelegen, Christophe Schalk et Arnaud Friederich le 4 novembre 2019 à Strasbourg.
Pierre Hugues Herbert, Jérôme Fechter, Denis Naelegen, Christophe Schalk et Arnaud Friederich le 4 novembre 2019 à Strasbourg. — G. Varela / 20 Minutes
  • Le tournoi des internationaux de tennis féminin vient d’être racheté par quatre Alsaciens.
  • Parmi les acheteurs, le Strasbourgeois et champion de tennis Pierre Hugues Herbert.
  • Ce rachat permet de garder à Strasbourg le tournoi dont les dates sont enviées sur le calendrier de WTA.

C’est une équipe à présent 100 % alsacienne qui monte au filet des Internationaux de tennis féminin de Strasbourg (IS). Avec le rachat de l’événement à la société Quaterback, agence de marketing du sport, pour autour 1,5 million d’euros environ, les Alsaciens espèrent ancrer pour longtemps à Strasbourg ce tournoi dont les dates sont très convoitées dans le calendrier de la WTA, notamment par des villes comme Prague ou Rabat…

A la manœuvre, Denis Naegelen, le directeur général du tournoi. Ce dernier l’a en effet racheté en son nom propre alors qu’il l’avait déjà acquis il y a 10 ans en tant que président et propriétaire de Quaterback. Il avait renvedu la société en 2018, tout en restant directeur de l’événement. « Sans ce rachat, le tournoi serait parti de Strasbourg, assure-t-il. Je ne voulais pas travailler seul sur le rachat, mais avec d’autres Strasbourgeois passionnés de tennis. J’en ai parlé à Pierre Hugues Herbert lors d’un tournoi ATP à Marrakech et quelques semaines après, il disait "banco, on y va". »

Ancrer le tournoi à Strasbourg

Denis Naegelen s’est au préalable entouré de Jérôme Fechter, fondateur du magazine Tennisaddict et de Karanta et de Christophe Schalk, président d’Est Communication et qui exploite la radio Top Music. Si Denis Naegelen et Fechter détiennent 75 % du capital, Pierre Hugues Herbert et Christophe Schalk se partagent les 25 % restant. « C’est logique pour moi, confie Pierre Hugues Herbert, c’est un tournoi qui m’a fait rêver, avec un gros niveau. »

Un rachat bien vu par la WTA qui avait signifié dès le début, selon Denis Noegelen, son intention de ne pas user de son droit de préemption en cas de vente du tournoi si ce dernier restait aux commandes de la compétition.

Car l’objectif affiché par le quatuor est clair : continuer le développement du tournoi, en bonne santé financière, mais « face à une concurrence internationale en perpétuelle évolution, avec des prize money qui augmentent, un meilleur confort pour le grand public et le public d’entreprise », promet Denis Naegelen.