Municipales 2020 à Strasbourg : Mis en cause pour un éventuel « conflit d’intérêts », Alain Fontanel mis hors de cause par le déontologue de la ville

MUNICIPALES Accusé d'un éventuel « conflit d’intérêts », Alain Fontanel, candidat LREM aux municipales à Strasbourg, a été mis hors de cause par le déontologue de la ville

Nils Wilcke

— 

Alain Fontanel a été investi par LREM ce mercredi.
Alain Fontanel a été investi par LREM ce mercredi. — G.Varela/20 Minutes
  • Accusé d’un éventuel « conflit d’intérêts » par des élus, le premier adjoint Alain Fontanel, candidat aux municipales à Strasbourg, a été mis hors de cause par le déontologue de la ville dans un avis rendu le 28 octobre dont 20 Minutes a pris connaissance.
  • Le déontologue avait été saisi la semaine dernière par le conseiller municipal Andréa Didelot (ex-FN) après qu’Alain Fontanel, à peine investi par LREM, avait tracté auprès des agents de l’Eurométropole à proximité du centre administratif.
  • Pour le déontologue, « les agents de la collectivité auxquels étaient destinés les documents distribués » sont « parfaitement à même de faire la distinction entre la qualité de supérieur hiérarchique et celle de candidat ».

Le premier adjoint au maire de Strasbourg, Alain Fontanel, n’a pas mélangé ses fonctions de vice-président en charge des agents de l’Eurométropole et sa candidature à la mairie pour les prochaines municipales.

C’est en substance l’avis rendu par le déontologue de la ville, Patrick Wachsmann le 28 octobre, dont 20 Minutes a pris connaissance ce mardi soir.

« Conflit d’intérêts », voire « abus de pouvoir » ?

Ce dernier avait été saisi par le conseiller municipal Andréa Didelot (ex-FN) après qu’Alain Fontanel, à peine investi par LREM, avait tracté auprès des agents de l’Eurométropole à proximité du centre administratif. L’élu dénonçait un « mélange des genres » et pointait un éventuel « conflit d’intérêt » car le premier adjoint et candidat est également vice-président en charge du personnel.

La même semaine, l’adjoint au maire à l’état civil, Éric Schultz (non inscrit, ex-EELV), s’était également interrogé pour savoir si cet acte ne relevait pas du « conflit d’intérêts », voire d’un « abus de pouvoir ». Le déontologue répond par la négative, faisant observer que « la distribution de tracts électoraux incriminée n’est contraire à aucune obligation résultant, pour l’élu concerné, du code de déontologie dont s’est doté le conseil municipal de Strasbourg et, en particulier, ne révèle aucun conflit d’intérêts », selon lui.

« La distribution est intervenue sur le domaine public »

Quid de la localisation du tractage ? Là encore, le déontologue ne relève aucune irrégularité. « La distribution mise en cause est intervenue sur le domaine public, à un endroit où n’importe quel candidat aurait pu y procéder ou y faire procéder (à proximité du Centre adminisratif, mais pas dans les locaux de celui-ci », précise Patrick Wachsmann dans son avis.

Ce dernier fait observer que « les agents de la collectivité auxquels étaient destinés les documents distribués sont parfaitement à même de faire la distinction entre la qualité de supérieur hiérarchique et celle de candidat qui s’adresse à eux, et pour lequel ils sont libre de voter ou non ».

Retrouvez, en mars 2020, les résultats des élections municipales à Strasbourg.