Strasbourg : Bientôt une place ou une rue Jacques-Chirac ?

URBANISME Dans le quartier du Wacken ou à la place de l’Etoile ? Les deux possibilités sont évoquées

Thibaut Gagnepain

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Jacques Chirac en 2006.
Jacques Chirac en 2006. — Virginia Mayo/AP/SIPA
  • Plusieurs personnalités politiques de Strasbourg ont soumis la possibilité de renommer une rue ou une place en l'honneur de l'ancien président de la république, Jacques Chirac.
  • L'idée ne semble pas diviser, malgré les clivages politiques.
  • La mairie visiblement non plus. Président de la la commission de dénomination des rues, Alain Fontanel indique que Jacques-Chirac sera au coeur de la prochaine réunion de la commission. Plusieurs lieux sont évoqués pour être renommées en l'honneur de l'ancien président de la république.

A quand une place ou une rue Jacques-Chirac à Strasbourg ? Depuis le décès de l’ancien président de la République le 26 septembre, l’idée a été soumise par plusieurs personnalités politiques de la capitale alsacienne.

« J’ai été le premier à en parler, dès le soir de sa disparition, précise Jean-Philippe Vetter, conseiller municipal et eurométropolitain Les Républicains. « Ça me paraissait être un bel hommage à lui rendre car il aimait la ville et tout le monde connaissait son attachement à la terre alsacienne. »

« Un beau symbole »

Via un communiqué samedi, le mouvement Agir, de Fabienne Keller, a effectué la même revendication. Avec déjà des idées de localisation. « Jacques Chirac avait inauguré le parlement européen en 1999. L’allée du printemps, qui est l’adresse officielle du bâtiment, pourrait être un beau symbole », estime Pierre Jakubowicz, le responsable départemental d’Agir. « Sinon, il y a le boulevard de Dresde, au milieu du Wacken. Dans ce quartier, il y a déjà l’avenue de la paix-Simone-Veil et la place Adrien-Zeller donc ça irait très bien. »

« Le Wacken me paraît en effet tout indiqué car Jacques Chirac avait une envergure internationale », réagit Thibault Gond-Manteaux, probable candidat à la mairie de Strasbourg sous les couleurs du Rassemblement National. « A titre politique, ça a été un grand homme. Je ne cautionne pas tout ce qu’il a fait mais il n’y a aucun problème à ce qu’il ait droit à tous les honneurs. »

Un délai raccourci ?

« C’est important que l’idée fasse consensus, relève Alain Fontanel, premier adjoint au maire de Strasbourg. C’est légitime qu’on rend hommage à une personne qui a toujours soutenu notre ville et son caractère européen. Maintenant, il faut trouver un lieu qui corresponde à son statut. »

L’élu, probable candidat LREM aux prochaines municipales, est particulièrement concerné. Il préside la commission de dénomination des rues, qui comprend une douzaine de personnes, dont « des historiens, des personnalités et des représentants de La Poste » et se réunit « trois fois par an ».

Sa prochaine réunion est prévue d’ici la fin de l’année. « Oui, nous discuterons de cette possibilité Jacques-Chirac, reprend Fontanel. Normalement, il y a un délai de trois ans après le décès à respecter pour nommer un lieu mais il y a déjà eu des exceptions, comme avec Simone Veil. Nous soumettrons peut-être une proposition et la décision en reviendra au conseil municipal. »