A la cantine de l'école primaire Schoepflin , le 13 mai 2019.
A la cantine de l'école primaire Schoepflin , le 13 mai 2019. — G. Varela / 20 Minutes

RENTREE

Schiltigheim : Gros cafouillage dans la gestion des cantines, les parents en stress à la rentrée

Entre 80 et 100 enfants seraient sans cantine à Schiltigheim, selon l'opposition municipale

  • A Schiltigheim, un certain nombre de parents n’ont pas pu inscrire leurs enfants dans l’une des douze sites de cantines que compte la ville.
  • Christian Ball, un élu (LR) de l’opposition à la maire Danielle Dambach, dénonce une « rupture d’égalité dans les cantines scolaires schilikoises » et un déficit du budget cantines de 175.000 euros.
  • L’adjointe au maire chargée de la petite enfance dénonce « une attaque politicienne » et évoque un problème lors des inscriptions.

Des parents en colère et en plein désarroi, un budget dévolu aux cantines en déficit de 175.000 euros, que se passe-t-il à Schiltigheim ?

La rentrée scolaire ne s’est pas déroulée comme prévu pour certains parents dans cette agglomération de Strasbourg. Un certain nombre d’entre eux n’ont pas pu inscrire leurs enfants dans l’une des douze sites de cantines que compte la ville.

« On ne doit pas laisser des enfants sur le carreau »

« Cela m’est arrivé, c’est très désagréable, témoigne une mère d’élève, qui a obtenu une place pour sa fille entre-temps. Le site Internet est mal fichu, c’est compliqué de s’enregistrer et finalement, il ne reste plus de place. Je bosse, je paye mes impôts, ce qui se passe n’est pas normal. On ne doit pas laisser des enfants sur le carreau ».

L’affaire a pris un tour politique quand le groupe « Schilick pour Tous », dirigé par Christian Ball (LR), principal opposant à la maire écolo Danielle Dambach, a publié lundi 16 septembre sur Facebook, une une tribune évoquant une « rupture d’égalité dans les cantines scolaires schilikoises ».

« Une attaque politicienne »

Le texte, qui a fait grand bruit dans la commune, fait état du désarroi d'« un grand nombre de familles » qui attendent toujours, quinze jours après la rentrée, une place à la cantine pour leurs enfants. Une situation qui concernerait « entre 80 et 100 enfants », selon les estimations de Christian Ball. Autre grief formulé par l’élu, le déficit du budget dévolu aux cantines qui accuserait 175.000 euros d’impayés. « La tarification sociale est mal gérée », s’insurge-t-il.

Un chiffre que Sandrine Le Gouic, l’adjointe au maire chargée de la petite enfance, ne remet pas en cause : « Il ne s’agit pas d’un problème de tarification sociale, répond-elle à 20 Minutes. Ces sommes ne sont pas recouvertes comme il le faudrait car certains parents ne payent pas ». Le repas à un euro, fausse bonne idée ? La mesure aurait généré un « afflux massif de nouvelles inscriptions » avant la rentrée, selon Christian Ball. « Faux », répond Sandrine Le Gouic, qui dénonce « une attaque politicienne ».

Un cafouillage du site des inscriptions ?

Chiffres à l’appui, elle rejette toute augmentation des inscriptions. « En 2018, 1.058 élèves étaient inscrits, soit un tiers des écoliers de la commune. Ils sont 1.048 en 2019 soit dix de moins », explique-t-elle. Dès lors, comment expliquer cette saturation des cantines ? Sandrine Le Gouic avance une explication différente : des parents inscriraient leurs enfants pour la « totalité des jours » sur le site Internet dédié avant de « décocher au fil des semaines leurs inscriptions en fonction des besoins » sur le site. Un cafouillage du site qui ferait saturer le dispositif.

L’adjointe admet que la question cantines est « difficile et ancienne » dans la commune. Au Foyer Soleil, dix places supplémentaires ont été créées en urgence et 40 autres places vont être ouvertes. En attendant, la ville de Schiltigheim réfléchit à une évolution du système de libre inscription pour éviter de nouveaux bugs pendant l’année.