La Région Grand Est première sur les mobilités domicile-travail

TRANSPORTS Le Grand Est est la première région en proportion de « navetteurs », selon une nouvelle étude

Nils Wilcke

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Des voitures sur l'autoroute, en Lorraine.
Des voitures sur l'autoroute, en Lorraine. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Vous habitez le Grand Est et votre quotidien, ce sont les bouchons sur l’A31 pour vous rendre au travail ? C’est logique. Si la région est seulement 5e en terme d’actifs occupés en France, elle est première en proportion de « navetteurs », selon le nouveau focus de l’Insee sur les mobilités.

Autrement dit, ce sont plus de quatre actifs sur dix qui font chaque jour le trajet vers une autre intercommunalité que celle où ils résident. Au quotidien, cela donne 936.000 actifs, dont 172.000 travailleurs frontaliers sur les routes et dans les trains. Ces déplacements quotidiens domicile-travail sur longue distance sont plus fréquents dans le Grand Est, indique l’Insee.

Une réalité difficile à vivre pour les automobilistes au travail

Bref, rien d’étonnant à ce que les voies d’accès vers Nancy et Metz, notamment l’A31, soient saturés. Une réalité difficile à vivre pour les automobilistes au travail qui perdure depuis les années 2000, comme le rappelle L'Est Républicain. L’étude de l’INSEE devrait d’ailleurs intéresser les autorités alors que le Grenelle des mobilités souhaité par la Région est en passe de démarrer.

Autre enseignement de cette étude, la part de « navetteurs » est davantage en hausse dans la région qu’au niveau national (+4,6 % entre 2006 et 2016 contre +3,8 %). Ce phénomène s’explique en partie par la hausse du nombre de frontaliers qui constituent plus du quart des navetteurs (18,3 %).