Strasbourg: Les habitants vont pouvoir choisir la nouvelle forme de leur fête foraine

LOISIRS La foire Saint-Jean de Strasbourg pourrait changer de lieu et de forme dès 2020

Thibaut Gagnepain

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Strasbourg: Les habitants vont pouvoir choisir la nouvelle forme de leur fête foraine (Illustration)
Strasbourg: Les habitants vont pouvoir choisir la nouvelle forme de leur fête foraine (Illustration) — S. ORTOLA / 20 MINUTES

Une grande roue devant la cathédrale  et des autos-tamponneuses sur la place Kléber ? Pas impossible ! Le maire de Strasbourg, Roland Ries, l’a annoncé lundi : la foire Saint-Jean va « être revisitée ». Finie la fête foraine traditionnelle qui prenait ses quartiers au Wacken pendant trois semaines jusqu’à mi-juillet. Place à un « festival des arts forains réparti sur le cœur de ville, avec également des expositions et des projections »

Autre nouveauté, les habitants vont pouvoir donner leur avis dans l’élaboration de cet évènement. « Il y aura un atelier lancé début septembre afin qu’on puisse construire ce projet qui part d’une feuille blanche », confirme Chantal Cutajar. L’adjointe en charge de la démocratie locale à la ville veut que ça aille vite. « On s’est fixé 2020 comme objectif. C’est un challenge », lance-t-elle, alors que la 607e édition de la foire Saint-Jean, l’été prochain, était initialement programmée au Wacken.

« Plein de petits quartiers » en centre-ville

A la place, elle pourrait donc avoir lieu en centre-ville. Où précisément ? Les deux élus n’ont pas voulu s’avancer. Peut-être pour éviter de froisser des habitants… Comme ceux de Koegnishoffen, où de nombreuses voix s’étaient élevées contre le projet de relocalisation de la fête foraine. Un temps évoqué, il avait été finalement abandonné. A l’instar de celui qui menait autour du Zénith.

« On va s’installer dans plein de petits quartiers. Comme ça, les gens pourront passer d’un petit coin à un autre », espère Serge Fornara, l’un des représentants des forains. « On n’alignera pas tous les manèges au même endroit. Une foire sur cinq hectares, c’est fini », appuie son confrère Tony Coppier. Les deux sont ravis de ne pas avoir été repoussés en périphérie, comme dans d’autres métropoles.

« On va réinventer la fête foraine »

Afin de rester en cœur de ville, ils se disent prêts à accepter certaines contraintes. « On aura peut-être certains manèges qui ne pourront pas franchir des ponts », estime Serge Fornara. « Mais on s’adaptera, comme sur les horaires. S’il faut arrêter avant minuit ou 1h certains soirs en fonction du voisinage, on le fera. »

« Sur place, il n’y aura que les animations, plus les caravanes », complète Tony Coppier en promettant « une première en France qui servira d’exemple ». « On va réinventer la fête foraine avec les habitants. De toute façon, on n’a pas le droit à l’échec », conclut-il.