Strasbourg: « On va vendre des casseroles estampillées centrale de Fessenheim », annonce une association anti-nucléaire

ECOLOGIE L'association « Stop transports halte au nucléaire » organise cette « action symbolique » en plein débat public national sur la gestion des matières et déchets radioactifs

Thibaut Gagnepain

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Les militants de « Stop transports halte au nucléaire » ont déjà mené plusieurs actions à Strasbourg. Comme ici en mars dernier, pour marquer les huit ans de la catastrophe de Fukushima.
Les militants de « Stop transports halte au nucléaire » ont déjà mené plusieurs actions à Strasbourg. Comme ici en mars dernier, pour marquer les huit ans de la catastrophe de Fukushima. — Stop transports halte au nucléaire

« On a déjà vendu des patates estampillées Tchernobyl et du riz qu’on disait venir de Fukushima », s’amuse Rémi Verdet. Le président de l’association « Stop transports halte au nucléaire » n’est pas peu fier de la dernière trouvaille des siens. Samedi matin, au marché du boulevard de la Marne à Strasbourg, ils proposeront « des ustensiles de cuisine et autres objets métalliques réalisés à partir de pièces déclassées de Fessenheim ».

Cette action fait référence au projet de technocentre de démantèlement des grosses pièces métalliques, évoqué pour l’après-fermeture de la centrale nucléaire alsacienne. « Ce serait quand même la folie de réutiliser des objets radioactifs ! », réagit le militant. Il n’y a pas de dose pas dangereuse, même les plus faibles le sont. »

« On peut utiliser notre casserole de temps en temps »

Avec les « 20 ou 30 adhérents » de son association, ils tenteront « d’alerter les gens » samedi. « On leur dira qu’on peut utiliser notre casserole de temps en temps mais pas tous les jours car c’est un peu mais pas trop nocif », ironise-t-il, avant de préciser pour ceux qui n’auraient pas compris : « Bien sûr que nos ustensiles ne viendront pas de Fessenheim et ne seront pas radioactifs : on ne voudrait pas s’en approcher donc ce n’est pas pour les vendre ! »