Les mauvaises notes de la vie étudiante

Philippe Wendling - ©2008 20 minutes

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Alimentation, logement, et santé sont les points faibles du passage à l'université. Telle est la conclusion d'une enquête présentée hier par l'Association fédérative générale des étudiants de Strasbourg (AFGES) et le Département de démographie de l'université Marc-Bloch. Elle a été réalisée pendant l'année universitaire 2007-2008, auprès de 1 387 des 53 000 étudiants inscrits dans une des trois universités de la ville.

· Loyers élevés Si, au niveau national, 61 % des étudiants ne vivent plus chez leurs parents, à Strasbourg, ils sont 77 % dans ce cas, soit environ 40 000. Problème, « comme il n'existe que 5 000 places dans les cités universitaires, beaucoup doivent recourir à l'offre privée qui est plus chère, déplore Maximilien Cartier, président de l'AFGES. Afin de baisser la tension sur les prix, il faudrait créer 3 000 à 4 000 chambres. Mais les collectivités locales doivent trouver des terrains disponibles et aider au financement. »

· Accès aux soins Quelque 5 % des étudiants strasbourgeois (soit 2 600 personnes) ne sont pas affiliés à la sécurité sociale. Ils n'ont pas de couverture médicale. C'est avant tout « par souci d'économie et manque d'informations sur les structures et aides existantes ».

· Alimentation Près de 5 % et de 39 % des étudiants sondés ont déclaré qu'ils ne mangeaient pas à leur faim « régulièrement » ou « parfois ». De même, 5 % d'entre eux ont expliqué qu'ils ne déjeunaient pas et 4 % qu'ils ne dînaient pas, faute de temps ou de moyens.