Alsace: Douze personnes incarcérées après un coup de filet anti-drogue

FAITS DIVERS Le réseau démantelé arrosait en cocaïne et héroïne l’Alsace, le Benelux et l’Allemagne

20 Minutes avec AFP
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Un commissariat de police. (Illustration)
Un commissariat de police. (Illustration) — Clément Follain / 20 Minutes
  • Policiers et gendarmes ont démantelé un vaste réseau de trafic de drogue.
  • Basés en Alsace, les mis en cause arrosaient aussi le Benelux et l’Allemagne.
  • Quinze personnes ont été interpellées, douze ont été placées en détention provisoire.

La semaine dernière, douze personnes ont été incarcérées dans le cadre du démantèlement d'un trafic de stupéfiants « à grande échelle » entre l’Alsace, le Benelux et l’Allemagne, a annoncé, mardi, la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Nancy.

Stupéfiants, armes, véhicules et argent liquide

Lors des perquisitions, « plus de sept kilos d’héroïne, plus d’un kilo et demi de cocaïne, des dizaines de milliers d’euros, une presse à héroïne, des armes, une grenade, une dizaine de véhicules » ont été saisis, a détaillé la Jirs dans un communiqué.

L’enquête avait débuté en 2018, par des soupçons portant sur « l’existence d’un trafic de stupéfiants, plus précisément d’héroïne et de cocaïne à Colmar et dans les villages à l’ouest de cette ville ». Les investigations et les surveillances ont permis de mettre au jour un trafic « impliquant une vingtaine de protagonistes présentant la particularité d’être jeunes, actifs, organisés en un réseau hiérarchisé et pour certains dangereux », a précisé la Jirs.

La bande a changé trois fois de « point de rassemblement », préférant une première fois « un quartier démuni de système de vidéosurveillance », puis changeant de lieu après une fusillade à proximité, en août 2018.

Un réseau hiérarchisé et très organisé

Selon l’enquête, trois personnes étaient à la tête de ce réseau, qui serait à l’origine de l'« importation de stupéfiants à grande échelle entre les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et l’Allemagne depuis le début de l’année 2016 jusqu’à la fin du mois de mai 2019 », selon le communiqué.

La « structure dirigeante » pouvait compter sur des « hommes de main, au nombre de huit au moins, […] notamment pour le transport des stupéfiants ou de l’argent, pour la revente de la drogue », est-il ajouté. Un troisième cercle de personnes était sollicité pour des tâches annexes « telles que prêt de véhicules, location de chambres d’hôtel ».

Quinze personnes avaient été placées en garde à vue après leur interpellation, le 20 mai, à Colmar et Turckheim par quelque 280 membres des forces de l’ordre.

A l’issue des auditions, douze hommes et trois femmes ont été présentés à un juge d’instruction de la Jirs. Deux personnes ont été placées sous contrôle judiciaire, douze incarcérées et une dernière a souhaité un délai pour préparer sa défense.