Grand Est: Où l'immobilier est-il le plus cher dans la région?

IMMOBILIER L'Insee publie une étude sur les prix de l'immobilier dans la région Grand Est

Alexia Ighirri

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Grand Est: Où l'immobilier est le plus cher dans la région? (Illustration)
Grand Est: Où l'immobilier est le plus cher dans la région? (Illustration) — A. GELEBART / 20 MINUTES / SIPA
  • L'Insee vient de publier une étude sur les prix de l'immobilier dans le Grand Est. Les aires urbaines de Strasbourg, Reims et Saint-Louis sont celles où l'immobilier est le plus cher.
  • Entre 2008 et 2014, l’Insee indique que les prix ont plus fortement augmenté à Saint-Louis, Strasbourg et Nancy de 1,8 %, 1,5 % et 1,2 % par an en moyenne.

Lorsqu’une région est aussi vaste que le Grand Est, les chances d’y trouver de nombreuses disparités sont grandes. Particulièrement au niveau du prix de l’immobilier. L' Insee vient de publier une étude régionale sur cette thématique, listant notamment les aires urbaines de la région où l’immobilier est le plus cher.

La réponse : Strasbourg (Bas-Rhin), Reims (Marne) et Saint-Louis (Haut-Rhin), avec des valeurs de bien de référence (selon des prix hédoniques en 2014) respectives de 239.300, 210.800 et 209.000 euros. A l’inverse, les prix sont les plus bas à Châlons-en-Champagne (Marne), Epinal (Vosges) et Charleville-Mézières (Ardennes). Ainsi, Strasbourg est deux fois plus chère que cette dernière pour l’immobilier ancien.

Une hausse plus forte en Alsace

Entre 2008 et 2014, l’Insee indique que les prix ont plus fortement augmenté à Saint-Louis, Strasbourg et Nancy (Meurthe-et-Moselle) de 1,8 %, 1,5 % et 1,2 % par an en moyenne.

 

 

Les raisons ? L’institut note, en citant les exemples de Strasbourg et Reims, que « plus le pôle urbain a une densité de population forte, plus les prix de l’immobilier dans l’aire urbaine sont importants ». Les biens s’avèrent aussi plus chers dans les aires urbaines où l’emploi s’est maintenu ou a peu reculé.

Qui sont les acheteurs ?

L’Insee a également étudié le profil des acheteurs, et plus précisément des acheteurs de maisons neuves dans le Grand Est. Résultats : les employés constituent la plus grande partie. Après eux viennent les « cadres et professions intellectuelles supérieures » qui représentent un cinquième des acheteurs de maisons neuves et qui disposent du budget le plus important. Puis les ouvriers qui constituent 16,9 % de ces acheteurs.

Autre enseignement, ils sont plutôt jeunes puisque dans la région sept acheteurs de maisons neuves sur dix ont moins de 40 ans (quatre sur dix ont entre 30 et 39 ans). « Outre le fait qu’il est plus difficile d’obtenir un prêt immobilier pour un senior, la plupart des personnes accèdent à la propriété avant leur retraite et se constituent un patrimoine immobilier pendant leur vie active », analyse l’institut.