Pour Keller, le TGV-Estdoit prendre de la vitesse

Philippe Wendling - ©2008 20 minutes

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Elle refuse que le projet reste à quai plus longtemps. Fabienne Keller, ancienne édile (UMP) de la ville et sénateur du Bas-Rhin, a décidé de placer sa rentrée politique sous le signe du TGV-Est européen. Selon elle, le dossier concernant sa deuxième phase d'extension, entre Baudrecourt (Moselle) et Vendenheim, n'avance pas assez vite. Une opinion dont elle a fait part jeudi à son successeur socialiste à la mairie, Roland Ries, et qu'elle exposera mercredi à Paris au directeur de cabinet du ministre de l'Ecologie. « Je propose que nous nous mobilisions tous et que nous travaillions au-delà des clivages politiques », explique Fabienne Keller. Pour cela, elle appelle, entre autres, à la convocation d'une réunion de l'association du TGV-Est. Composée d'une quinzaine de collectivités et de partenaires, celle-ci n'a pas eu d'activité depuis les élections municipales de mars. Résultat : « Le dossier risque de perdre un peu de son avance sur les autres projets de TGV », estime l'ex-maire de Strasbourg. Et ce, alors que « techniquement il est le plus avancé », grâce, notamment, aux démarrages de campagnes de fouilles archéologiques et à la signature en janvier 2007 d'une convention préparatoire de financement. Pour relancer le dossier Fabienne Keller compte sur l'étude du Grenelle de l'environnement au Parlement en octobre et sur le projet de loi de finances 2009. La deuxième phase des travaux du TGV-Est européen permettrait de relier Paris depuis Strasbourg en 1 h 50 au lieu de 2 h 20 actuellement.