Alsace: Une nouvelle étude pour un déstockage partiel des déchets dangereux enfouis à Stocamine

ENVIRONNEMENT Alors qu’il avait annoncé en janvier le confinement définitif des 42.000 tonnes de déchets industriels ultimes dans l’ancienne mine de Wittelsheim (Haut-Rhin), le ministre François de Rugy revient (un peu) en arrière

B.P. avec AFP

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Le feuilleton n'est pas terminé, l'Etat rouvre la porte un déstockage partiel de déchets toxiques de Stocamine. Illustration
Le feuilleton n'est pas terminé, l'Etat rouvre la porte un déstockage partiel de déchets toxiques de Stocamine. Illustration — SEBASTIEN BOZON / AFP

L’avenir des déchets industriels enfouis dans l'ancienne mine de potasse de Wittelsheim (Haut-Rhin) renommée Stocamine il y a 20 ans n’est pas scellé. Alors que le ministre de la Transition écologique François de Rugy avait annoncé en janvier le confinement définitif des 42.000 tonnes d’arsenic, de chrome ou de pesticides à 500 mètres sous terre, il rouvre finalement la porte à leur sortie.

Une manifestation d’opposants à l’enfouissement définitif s’est tenue devant le site ce mardi. Pendant ce temps, François de Rugy a reçu des élus locaux tout aussi opposés pour une réunion dans son ministère. Peu après, il a annoncé « que le chantier de confinement des déchets restants se poursuivrait » tout en dévoilant souhaiter étudier la « faisabilité » d’un « déstockage partiel » à Stocamine.

Une étude de faisabilité à réaliser d’ici un an

« Cette annonce constitue une avancée positive qui reste encore à préciser sur sa mise en œuvre et notamment son calendrier », réagissent les élus mobilisés, dont le président conseil régional du Grand Est Jean Rottner, la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin Brigitte Klingkert, ou encore les députés Bruno Fuchs et Raphaël Schellenberger. L’étude doit être finie d’ici un an.

Comme les militants, ils craignent une contamination pour la nappe phréatique qui alimente le sud de l’Alsace (et au-delà) en cas de défaillance du confinement prévu jusqu’en 2027. Début 2018, Nicolas Hulot avait, lui, déjà demandé une étude de faisabilité et ainsi ouvert la porte à un déstockage intégral (ou presque). Une solution privilégiée peu après par un rapport parlementaire.