VIDEO. Strasbourg: Emouvant hommage pour Bartek à l'université, une des victimes de l'attentat du 11 décembre

HOMMAGE L’université a rendu hommage à son ancien étudiant, Bartosz Niedzielski, dit Bartek, une des cinq victimes de l’attentat de Strasbourg…

Gilles Varela

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La chorale l'Arrach'Choeur, dont Bartek faisait partie, lui rend hommage dans le hall du Patio à l'université de Strasbourg, le 16 janvier 2019.
La chorale l'Arrach'Choeur, dont Bartek faisait partie, lui rend hommage dans le hall du Patio à l'université de Strasbourg, le 16 janvier 2019. — G. Varela / 20 Minutes
  • Ils s’étaient donné rendez-vous à 13 heures dans le hall du Patio, à l’université de Strasbourg pour rendre hommage à un ancien étudiant, Bartosz Niedzielski.
  • C'est l'une des cinq victimes de l'attentat de décembre.
  • Il était connu de tous dans le milieu associatif et culturel de la ville où il s’impliquait beaucoup.

Ils s’étaient donné rendez-vous à 13 heures dans le hall du Patio, à l’université de Strasbourg pour rendre hommage à un ancien étudiant, Bartosz Niedzielski, dit Bartek ou bien encore Bartoche par ses camarades. Une des cinq victimes de l’attentat de Strasbourg en décembre.

Sa maman, restée discrète dans la foule, des proches, des étudiants, des enseignants, des camarades, des membres de la direction, quelques politiques…. Pendant près d’une heure, une centaine de personnes ont tenu à être présentes pour lui rendre hommage.

Très impliqué dans le monde associatif et culturel

Des textes et des photos accrochés sur une grille, des témoignages d’affections. Tour à tour, les orateurs qui se sont succédé au fragile pupitre où une bougie était allumée, ont rappelé « la singularité » de Bartek. Les orateurs qui se sont succédé ont rappelé son intérêt pour la culture. Les textes ont été ponctués par des champs de la chorale l’Arrach’choeur, dont il faisait partie l’ancien étudiant en langues et interculturalité, « pas vraiment académique ».

Il était « toujours là où l’on ne l’attendait pas » et « proposait toujours une autre réponse que celle attendue et pourtant si enrichissante » se rappelle un ancien professeur. Polyglotte, il aimait aussi les danses folkloriques. Il « avait soif de connaissances, des autres », était connu de tous dans le milieu associatif et culturel de la ville où il s’impliquait beaucoup.

« Ouvert », « amoureux de l’Europe », il avait fait partie du comité de la création du lieu d’Europe à Strasbourg, rappelle Barbara, une ancienne camarade présente dans la foule. L’Europe ? « C’était déjà des frontières trop petites pour lui », souligne un autre ami. L’assemblée s’est ensuite difficilement séparée peu avant 14 heures.