Attentat à Strasbourg: Cinq blessés encore hospitalisés, la cellule psychologique fermée mais un nouvel espace ouvert pour les victimes

STRESS POST-TRAUMATIQUE Cinq morts, dix blessés dont cinq encore hospitalisés, le centre d’accueil des familles ouvert au lendemain de la fusillade est remplacé par un espace d’information et d’accompagnement pour les victimes…

Gilles Varela

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Centre ville confiné et sous haute surveillance mardi soir après l'attaque. Strasbourg le 11 décembre 2018.
Centre ville confiné et sous haute surveillance mardi soir après l'attaque. Strasbourg le 11 décembre 2018. — G. Varela / 20 Minutes

Une page se tourne mais le livre reste ouvert. La fusillade du 11 décembre à Strasbourg a fait « cinq morts et dix blessés. Cinq d’entre eux sont encore hospitalisés mais leurs jours sont hors de danger », a précisé ce mardi Jean-Luc Marx, le préfet du Bas-Rhin.

Près de 700 personnes se sont rendues au centre d’accueil des familles mis en place au lendemain de l’attentat à la Cité de la musique et de la danse. Ce centre ferme ce mardi soir mais l’aide continue : « Il y a un besoin très fort de prise en charge du stress post-traumatique pour ces victimes parce que les images reviennent, la peur revient, et là, l’aide des psychologues et des médecins est fondamentale », a expliqué Elisabeth Pelsez, déléguée interministérielle à l’aide aux victimes, à l’issue d’une réunion du comité local d’aide aux victimes. « Si cette aide a déjà eu lieu dans les premiers instants de la crise, il faut qu’il y ait maintenant un suivi dans le long terme, savoir accueillir les victimes qui viendront plus tard, c’est une deuxième phase, sur le long terme. »

« Le suivi des victimes dans la durée est important »

Aussi, un espace d’accueil et d’accompagnement (EIA) ouvre ce mercredi à 14h au centre-ville, au 6 rue du Jeu des enfants, « pour une durée indéterminée et aussi longtemps que nécessaire », a assuré le préfet. « Ce lieu continuera à accueillir les victimes, car le suivi des victimes dans la durée est important, certaines personnes ne vont pas venir spontanément tout de suite, mais dans plusieurs mois », a souligné encore Elisabeth Pelsez.