Strasbourg: Les opposants à l'autoroute du Grand contournement ouest arrêtent leur grève de la faim

MOBILISATION Les cinq derniers grévistes de la faim, opposés au projet autoroutier de Grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg, mettent fin à leur action après 30 jours de jeûne…

A.I. et B.P.

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A Strasbourg, les opposants à l'autoroute du GCO arrêtent leur grève de la faim
A Strasbourg, les opposants à l'autoroute du GCO arrêtent leur grève de la faim — B. Poussard / 20 Minutes

Ils s'étaient déshabillés il y a quelques jours à Strasbourg (Bas-Rhin) pour montrer les effets de leur grève de la faim sur leur corps devant l’hôtel préfectoral. Ce mardi après-midi, et après s’être privés de nourriture durant 30 jours, les militants opposés au projet autoroutier du Grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg ont annoncé y mettre un terme.

Les cinq derniers grévistes de la faim précisent que face à l’absence d’écho dans les médias, l’absence de retours du gouvernement et le risque d’atteinte à leurs organes, leur « action non-violente » mais « violente pour (nos) corps » allait cesser. « Le président de la République, […] champion de la Terre […], ne nous a pas témoigné le moindre signe d’attention », regrettent-ils.

« La lutte ne s’arrête pas là »

Les anti-GCO, réunis dans l’église de Bischheim (au nord de Strasbourg) pour faire cette annonce mardi, espèrent toujours un moratoire et un nouveau débat sur ce chantier, mais ne veulent pas mettre leurs organes et leur vie en danger. « La lutte contre ce projet absurde – qui ne va sûrement pas régler les problèmes de congestion et de pollution à Strasbourg — ne s’arrête évidemment pas là », insiste Maurice Wintz, vice-président de l’association environnementaliste Alsace Nature.

Pour la suite, les militants veulent continuer de mobiliser les élus français (dont 70 parlementaires qui viennent de signer une tribune), tenter d’empêcher la poursuite des travaux en attendant les derniers recours judiciaires encore à purger (un important délibéré est attendu le 28 novembre), et effectuer des plantations d’arbres où les travaux ont débuté pour « réinvestir le terrain » et « montrer ce que peut être la transition écologique ».