Alsace: Des tags antisémites et racistes retrouvés sur la maison d'un maire

ENQUETE Une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie et des techniciens en identification criminelle qui ont procédé à un relevé d’indices...

20 Minutes avec AFP

— 

Illustration de policiers à Garges-les-Gonesse (Val-d Oise), le 31 Octobre 2018.
Illustration de policiers à Garges-les-Gonesse (Val-d Oise), le 31 Octobre 2018. — SIPA

Des tags antisémites et racistes, visant notamment le préfet de la région Grand Est et les migrants, ont été inscrits sur la maison du maire de Brumath (Bas-Rhin) dans la nuit de jeudi à vendredi.

« Toutes les façades de la maison et la porte du garage ont été taguées sur deux mètres de haut », a expliqué le maire de Brumath, Eric Wolf, qui s’est dit « effaré ». Il était écrit, a-t-il détaillé : « Marx = Jude » [juif en allemand] à côté d’une croix gammée, « Le préfet juif Marx, on ne veut plus de migrants », « Migrant raus » [dehors en allemand] ou encore « Elus alsaciens = vendus ».

D’autres inscriptions relevées

« Mon nom n’était nulle part, mais ma maison a été visée en tant qu’élu alsacien », a-t-il ajouté, précisant qu’il était de confession catholique et avait enseigné la religion pendant trente ans. Une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie et des techniciens en identification criminelle ont procédé à un relevé d’indices, a précisé l’élu, qui est aussi vice-président du conseil départemental du Bas-Rhin.

Eric Wolf a ensuite fait recouvrir de peinture les inscriptions. « Ça fait 18 ans que je suis maire, je n’ai jamais été confronté à cette problématique », a-t-il ajouté. Des inscriptions antisémites visant entre autres le préfet, Jean-Luc Marx, ont été relevées ces dernières semaines dans cinq autres communes du Bas-Rhin.

Dans un communiqué, le président LR de la région Grand Est, Jean Rottner, a dénoncé des « actes (qui) sont contraires à l’esprit de respect de l’Autre et d’humanisme qui caractérisent nos territoires » et fait part de sa « profonde indignation ». Le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé vendredi que les actes antisémites en France avaient progressé de plus de 69 % au cours des neuf premiers mois de 2018.