Strasbourg: La première coopérative alimentaire de la ville prend ses quartiers à côté de la gare

COMMERCE La future première épicerie participative de Strasbourg, où les clients coopèrent pour payer moins cher leurs produits de qualité, s’installe dans le quartier gare en ce début septembre…

Bruno Poussard

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Une des premières ventes organisée par Coopalim à ses adhérents au printemps. Illustration
Une des premières ventes organisée par Coopalim à ses adhérents au printemps. Illustration — Document remis / page Facebook Coopalim Strasbourg.
  • Coopalim est un projet d’épicerie de bons produits où les clients s’engagent aussi à être coopérateurs de l’association (au moins 3h par mois).
  • En attendant d’ouvrir tous les jours d’ici un an ou deux, le futur commerce participatif tient sa toute première vente dans son nouveau local strasbourgeois ce samedi.

L’historique Park Slope Food Coop de Brooklyn continue de faire des petits. Après Paris​, Bordeaux, Nantes ou Marseille, Strasbourg tient désormais sa première coopérative alimentaire, où les adhérents s’engagent à travailler trois heures par mois pour acheter des produits de qualité à des prix plus bas. Une idée propulsée par le film Food Coop.

Amorcé au printemps 2017, le projet Coopalim dispose désormais d’un local de 80 m2 pour effectuer ses ventes aux 184 membres actuels de son association. Situé au 7, rue Kageneck dans le quartier gare, il est loué grâce aux adhésions et à une petite marge effectuée sur les ventes. La prochaine se tient justement samedi (de 8h30 à 12h30).

Toutes les tâches gérées par les adhérents

De la gestion de l’approvisionnement – auprès de producteurs locaux et plateformes de d’agriculture bio ou raisonnée – à la réception des commandes, tous les adhérents sont mis à contribution. Chacun s’inscrit, chaque mois, sur un planning. Mais en attendant d’être une épicerie ouverte tous les jours, Coopalim doit franchir quelques étapes.

Pour l’heure, la coopérative fonctionne comme un groupement d’achat. Chaque adhérent (contre 10 à 30 euros par an) commande les produits qu’il souhaite et les récupère lors de la vente suivante. Pas encore besoin de rayons et de caisses. Avant de trouver ce local, les premières ventes se sont tenues avant l’été dans des lieux éphémères.

Des produits locaux, bios ou raisonnés et de saison

Dès septembre, Coopalim compte proposer deux à trois ventes par mois, la prochaine est prévue le 19 en soirée. Puis une par semaine. Jusqu’à se transformer doucement en petit supermarché basé sur le local, les circuits courts et les produits de saison. Et ce, à la faveur des nouvelles adhésions pour s'occuper de la future épicerie autogérée.

A ses coopérateurs, Coopalim propose déjà 200 produits différents, mais l’association compte se rapprocher des 500 (alimentaires mais pas seulement). Pour le moment, elle ne reçoit par exemple ni viande ni laitage. Mais des frigos viennent d’arriver. Et des contacts avec une éleveuse des Vosges ont notamment été noués. Le futur commerce prend forme.

« D’ici un an et demi à deux ans, on espère atteindre les 1.000 adhérents, pour disposer d’une autonomie économique et faire tourner la boutique quelques heures par jour », clarifie Françoise Pèlerin, la déléguée générale. A terme, elle espère attirer des coopérateurs aux profils plus diversifiés. Simplement, pour faire ses achats, il faut adhérer et s’engager.

Plusieurs rendez-vous d'information

 

Afin d'informer les curieux, des permanences sont prévues tous les lundis de septembre au 7, rue Kageneck. Une réunion de rentrée aura également lieu le 13 septembre.