Strasbourg: Il va être désormais interdit de fumer dans tous les parcs et espaces verts

SANTE Une interdiction totale de fumer dans les parcs, puis dans tous les espaces verts et les forêts de la ville devrait être votée au prochain conseil municipal de Strasbourg, le 25 juin…

Gilles Varela

— 

300 panneaux identiques vont être installés dans parcs de la ville. Strasbourg le 21 juin 2018.
300 panneaux identiques vont être installés dans parcs de la ville. Strasbourg le 21 juin 2018. — G. Varela / 20 Minutes
  • Une première expérience sans tabac est positive dans le parc de la Citadelle.
  • Des médiateurs professionnels et volontaires iront à la rencontre des fumeurs pour les sensibiliser aux dangers du tabac et les orienter vers le réseau de professionnels de santé.

Après les aires de jeux en 2014, voici venu le temps des parcs et des forêts. La ville continue sa lutte contre  le tabagisme et devrait voter le 25 juin prochain, lors du conseil municipal, l’interdiction totale de fumer dans ses parcs. Et cette mesure devrait remporter un vif succès, confortée par l’expérimentation positive déjà menée au parc de la Citadelle depuis un an. Celle-ci a permis d’établir que 71 % des non-fumeurs et près de 60 % des fumeurs eux-mêmes étaient favorables à cette interdiction.

Dans les prochains mois, la cigarette devrait donc être bannie de tous les parcs de la ville, puis dans tous les espaces verts mais aussi les forêts. Des cendriers vont être installés à leur entrée. « Car il n’est pas question d’empêcher, ceux qui n’ont pas encore voulu ou  réussi à être sevrés, de ne plus pouvoir fumer sur l’espace public », souligne le docteur Alexandre Feltz, adjoint au maire en charge de la santé. « Les politiques volontaristes à l’étranger sur le sujet ont permis de baisser le nombre de fumeurs. En France, le nombre de fumeur est estimé à 25 % mais à 30 % dans le Grand Est », regrette encore le docteur qui compte bien sur cette mesure pour amorcer l’inversion à cette tendance.

Objectif santé et environnement

Si l’objectif est de protéger les enfants (nombreux dans les parcs tout comme leurs mamans et leurs papas), « l’objectif est aussi environnemental », rappelle Christel Kohler, adjointe au maire en charge de ville en nature et ville nourricière. L’élue rappelle que « sur le plan environnemental, les filtres de cigarettes jetés dans la nature mettent 12 ans à se décomposer et qu’un seul mégot avec ses composants chimiques peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau potable. »

Bien sûr, pas de chasse aux sorcières en vue. Les amendes de 68 euros déjà prévues par la loi ne devraient, si nécessaire uniquement, être appliquées qu’à partir de janvier 2019. Des médiateurs, financés par l’Agence régionale de santé (ARS), mais aussi de volontaires de La Ligue contre le cancer iront à la rencontre des fumeurs dans les parcs afin d’accompagner et de sensibiliser les fumeurs aux dangers du tabagisme. Mais surtout essayer de les orienter sur le réseau de professionnels de santé.

>> A lire aussi : Une nouvelle «taxe mégots» pourrait faire augmenter le prix des cigarettes