Strasbourg: Un doctorant prépare une thèse sur le viking metal

MUSIQUE Une thèse sur le viking metal qui cadre à la fois avec la Fête de la musique et le début du Hellfest...

Alexia Ighirri

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Strasbourg: Un doctorant prépare une thèse sur le viking metal (Illustration)
Strasbourg: Un doctorant prépare une thèse sur le viking metal (Illustration) — Fabrice Elsner
  • Entre la Fête de la musique ce jeudi et le début du Hellfest vendredi, on s’est dit que c’était le bon moment de parler du travail de Simon Théodore sur le viking metal.
  • Doctorant à l’université de Strasbourg, il prépare néanmoins sa thèse depuis deux ans.
  • « Je m’intéresse notamment à la représentation de l’époque viking à travers les médias spécialisés dans le metal, explique Simon Théodore. Et ces médias me donnent accès aux discours des artistes et me permettent de comprendre comment ils l’utilisent. »

Entre la Fête de la musique ce jeudi et le début du Hellfest vendredi, on s’est dit que c’était le bon moment de parler du travail de Simon Théodore sur le viking metal. Doctorant à l’université de Strasbourg, il prépare néanmoins sa thèse depuis deux ans. Fou du genre musical, qui l’«  accompagne au quotidien, dans mes déplacements comme au réveil », le thésard a donc réussi à « allier ma passion et le monde de la recherche ».

Si l’on peut bloquer devant l’intitulé de son sujet – « Le viking metal en France : approche intermédiale de la réception de la figure du Viking et de la mythologie nordique dans le hard rock (fin XXe-début XXIe siècle) » –, son travail mérite le détour.

La manipulation de l’imaginaire du Viking et du Nord

« Je m’intéresse notamment à la représentation de l’époque viking à travers les médias spécialisés dans le metal, explique Simon Théodore. Et ces médias me donnent accès aux discours des artistes et me permettent de comprendre comment ils l’utilisent ».

S’il s’intéresse à la manipulation de cet imaginaire par les journalistes, dans leurs chroniques par exemple, le doctorant regarde aussi celle des maisons de disques « qui véhiculent parfois des choses erronées… mais peu importe tant que le message passe. Et je m’intéresse donc à la réception du public », complète-t-il.

Bref, un tour complet de « la réflexion française sur cette imagerie » où il semble toutefois y avoir beaucoup de recours à une vision stéréotypée d’« un Viking païen, sanguinaire, alcoolisé souvent et prêt à égorger les chrétiens… alors que la société viking c’est surtout des commerçants et des navigateurs », analyse Simon Théodore.

« Le metal c’est plus qu’une musique, c’est une culture »

Quelques clichés sont véhiculés donc, comme les préjugés que l’on peut entendre actuellement sur les métalleux : « Ils n’ont pas forcément les cheveux longs et des habits noirs ». Et on a tendance à croire que le doctorant connaît son sujet.

Tiens, et s’il nous expliquait ce qu’est le metal ? « C’est plus qu’une musique. C’est une culture, un mode de pensée, l’affirmation d’un style de vie, répond Simon Théodore. Ça demande beaucoup d’investissement en fait. Parce que ce n’est pas hyper médiatisé, donc ce n’est pas facile à écouter, de trouver le média qui en parle. Et puis souvent le métalleux va aux concerts, achète les disques, les tee-shirts, c’est donc aussi un investissement financier. »