Strasbourg: Au cœur d'une commission de rattrapage de Parcoursup

EDUCATION Les commissions d’accès à l’enseignement supérieur dans chaque académie travaillent depuis le 22 mai pour prendre contact et accompagner les personnes dont tous les vœux ont été refusés sur la plateforme Parcoursup….

Gilles Varela

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Le rectrice de l'académie de Strasbourg Sophie Béjean (en bleu) préside la commission. Strasbourg le 08 juin 2018. Lcommission
Le rectrice de l'académie de Strasbourg Sophie Béjean (en bleu) préside la commission. Strasbourg le 08 juin 2018. Lcommission — G. Varela / 20 Minutes
  • La commission d’accès à l’enseignement supérieur dans l’académie de Strasbourg s’est réunie vendredi.
  • Le dossier de chaque élève qui a saisi la commission, est étudié afin de trouver des pistes ou des solutions, via un accompagnement individualisé.

Nouvelle page dans le très tourmenté dossier de l’accès à l’enseignement supérieur. Une commission planche depuis le 22 mai sur les dossiers de candidats dont tous les vœux ont été refusés dans le cadre de la plateforme Parcoursup. Dans chaque académie, une commission d’accès à l’enseignement supérieur (CAES), un accompagnement qui garantit le droit d’accès de tous les candidats à l’enseignement supérieur, étudie point par point les dossiers de ceux qui ont saisi la commission, et c’est une première.

A Strasbourg, elle s’est réunie ce vendredi, pilotée par la rectrice d’académie Sophie Béjean. Rassemblés autour d’une grande table au rectorat, une quinzaine de personnes, dont la rectrice, le secrétaire général de l’académie, des proviseurs, des inspecteurs, des représentants de l’université, du Crous, ont détaillé chaque demande avec attention. Au préalable, un entretien, un premier contact, a déjà été mené entre le lycéen et généralement un représentant de son établissement, afin d’établir une fiche d’entretien qui est transmise à la CAES. Car il s’agit d’un accompagnement individualisé.

Un bilan individualisé pour trouver les bonnes pistes

L’occasion de parler d’Anne, en classe de terminale ES. Son dossier scolaire est lu à l’assemblée, ses vœux et préférences, disséqués : « Cette élève sérieuse mais qui rencontre des difficultés a été refusée sur tous ses vœux, à savoir un BTS services communication, un DUT en technique de commercialisation et un autre en information, communication option publicité. » Sont exprimées ensuite les préférences de la candidate, ses aspirations, les compromis auxquels est prête. Finalement, le vœu d’études anglophones qu’elle n’avait pas confirmé en mars, s’avère être une solution car il reste de la place. Une première piste pour la commission qui s’interroge : «  Un DUT avec une autre option, où la pression de la demande est moins forte, pourrait convenir. Des places devraient se libérer en juillet. Cela lui sera proposé, lors d’un prochain entretien. » Moins de certitudes pour Hubert, en bac STI2D, qui indiquait dans ses vœux, des formations en IUT, des formations en génie civil. Formations au taux de pression très important à l’entrée avec 1.200 dossiers de candidatures pour une centaine de places. Mais avant tout, les demandes d’Hubert doivent être précisées, car son projet ne semble pas correspondre avec le contenu des formations demandées. A revoir donc.

Profils peu adaptés à la demande, résultats scolaires insuffisants, projet mal défini, problèmes de mobilité, les dossiers s’enchaînent. Les propositions fusent. Une classe passerelle pour l’un ? Une formation plus adaptée hors Parcoursup pour l’autre ? Une aide du Crous ? Toutes les pistes sont explorées.

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Mais pour voir son dossier examiné, il faut au préalable saisir le CAES. « Car si cet accompagnement est un droit, il doit cependant être actionné par le lycéen », prévient l’académie. Pour l’heure, la commission a reçu 221 demandes des candidats sans réponses positives, dont 31 qui passent un bac général, 64 en bac technique et 45 en bac pro, mais aussi de 81 candidats réorientés.

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