VIDEO. Strasbourg: Trois modes de transport du futur pour les livraisons dans le centre-ville

ENVIRONNEMENT La société de transport frigorifique STEF a présenté à la ville et l’Eurométropole de nouveaux moyens utilisés pour les livraisons en hypercentre afin de réduire la pollution et les nuisances sonores…

Gilles Varela

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Le tricycle frigorifique de Kleuster. Le 28 mars 2018.
Le tricycle frigorifique de Kleuster. Le 28 mars 2018. — G. Varela / 20 Minutes
  • A Strasbourg, il y a 3.600 livraisons par jour en moyenne, particulièrement dans le centre-ville.
  • Afin de limiter la pollution et de coller aux nouvelles réglementations, les sociétés de transports logistiques diversifient les modes utilisés.

Tricycle, camion à gaz naturel ou cryogénique… Les technologies évoluent et semblent à même de répondre aux préoccupations environnementales des professionnels du transport mais aussi aux nouvelles réglementations, demandées par les collectivités, afin de limiter les nuisances environnementales de la logistique urbaine. Transport de marchandises, livraisons, manutention, stockage, l’impact environnemental de cette activité est estimé à près de 34.000 tonnes de CO2 par an sur l’agglomération strasbourgeoise, dont 17 % sur le centre-ville. A cela s’ajoute des nuisances sonores et des tensions entre livreurs, riverains et habitants.

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Aussi, dès le 1er septembre, les règles vont changer dans la Grande-Ile et les sociétés doivent s’y préparer. L’objectif est d’atteindre 100 % des livraisons en véhicules propres en 2022 ainsi que l’interdiction totale d’accès à l’ellipse insulaire pour les véhicules de livraison qui carburent au diesel, en 2021. Dans cette optique, Catherine Trautmann, vice-présidente de l’Eurométropole en charge du développement économique et Jean-Baptiste Gernet, adjoint au maire en charge des mobilités alternatives et de la logistique urbaine, se sont rendus mercredi chez le leader européen de la logistique du transport de produits alimentaires frais, le Groupe STEF à Bischheim qui présentait les dispositifs et les véhicules de livraison les plus adaptés aux centres-villes urbains. Alors voilà à quoi pourraient ressembler quelques-uns de ces véhicules du «dernier kilomètre».

Les Tricycles. Silencieux, sans émission de CO2, ils ont une charge utile de 250 kg, avec une assistance électrique. Mieux encore, le Freegones, de Kleuster permet de produire du froid sans pollution locale, tout en étant silencieux. C’est la « Rolls » du triporteur avec une grande puissance frigorifique qui propose une cellule de 1,54 m3 et peut utiliser également les pistes cyclables. Sa vitesse limitée à 15 km/h, permet « de limiter la casse » en cas de collision, notamment avec un piéton. Stable, il peut s’attaquer aux pentes supérieures à 16 % et freine sur une très courte distance. Avec une journée d’autonomie, il se recharge en moins de cinq heures.

Les Colibus. Déjà utilisé par DHL et La Poste, le Colibus semble être le spécialiste du dernier kilomètre mais aussi de la livraison de produits frais dans sa version 5,5 m3. Pas plus grand qu’une petite voiture, il permet pourtant une manutention debout dans le véhicule. 100 % électrique, il revient à 0,80 euro d’électricité aux 100 km. Silencieux, il « récupère » l’énergie à la décélération. Il existe également en version 8m3.

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Les porteurs GNC. Il ressemble à un petit camion de livraison de 6,5 tonnes. Il peut charger huit palettes ou jusqu’à 2.700 kg. Pratique en milieu urbain. Mais la particularité du porteur GNC Iveco Daily, c’est de circuler au gaz naturel comprimé, ce qui permet de réduire considérablement les émissions polluantes par rapport à la norme Euro 6. Il peut aller à -70 % de CO2 avec du biométhane. L’entreprise STEF l’utilise depuis juillet dans Strasbourg.

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Parallèlement, la ville de Strasbourg et ses partenaires travaillent également à l’implantation de plateformes logistiques dans la ville et la mutualisation des moyens de stockages et de livraisons.