Tania Parnisari retrouve le box des accusés

P. Wendling - ©2008 20 minutes

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Jugée en appel depuis hier devant la cour d'assises du Bas-Rhin, Tania Parnisari, 33 ans, nie toujours avoir tué sa fille Sophia le 10 mars 2003. En février 2007, en première instance, elle avait été condamnée à une peine de vingt ans de prison. Elle avait alors été reconnue coupable de la mort de la fillette de 7 ans et de la dissimulation de son corps dans un ruisseau situé près de son domicile de Brunstatt (Haut-Rhin). Ne détectant pas de trace de violence, les médecins légistes avaient conclu à « une mort par asphyxie mécanique ».

Hier, les juges ont essayé de mieux cerner la personnalité de Tania Parnisari. Elevée dans une famille recomposée, elle a vécu une enfance difficile, marquée par une scolarité à problèmes et la violence de son père alcoolique. Installée très jeune avec le père de deux de ses trois enfants, dont Sophia, elle a enchaîné les petits boulots jusqu'au drame. « C'était un choix, a-t-elle expliqué. J'étais mieux dans l'intérimaire. » Rapidement soupçonnée d'infanticide, Tania Parnisari est en détention provisoire depuis le 19 mars 2003. Elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu pour le 2 ou 3 avril.