Les jeunes ont un mois pour mieux se connaître

SOLIDARITE Au printemps 2004, la profanation de tombes au cimetière israélite de Herrlisheim avait suscité une profonde émotion en Alsace...

Ludovic Meignin

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Au printemps 2004, la profanation de tombes au cimetière israélite de Herrlisheim avait suscité une profonde émotion en Alsace. En réaction à cet acte inacceptable est né «Le Mois de l’autre», dont la quatrième édition a débuté hier. Son objectif est de sensibiliser les jeunes scolarisés dans le Bas-Rhin «au respect de l’autre dans ses différences, qu’elles soient sociales, culturelles, religieuses» ou encore «liées à un handicap», soulignent les porteurs du projet.

Initié par le conseil régional et l’académie de Strasbourg, il réunit 15.000 élèves qui participent à plus de 250 actions proposées par des associations régionales. Le Comité de liaison d’associations pour la promotion des immigrés en Alsace propose notamment à partir d’activités ludiques une réflexion sur un sujet très actuel: l’identité. Le mois de l’autre fait aussi appel au sport pour développer l’esprit de solidarité entre les élèves. Dans ce domaine, la ligue de l’enseignement donne la possibilité de pratiquer le kin-ball. Ce sport collectif canadien, qui se joue avec une balle de 1m20 de diamètre, à la particularité d’avoir des règles imposant une solidarité entre les joueurs s’ils veulent gagner.