Bure : Gendarmes, perquisitions et interpellation chez les opposants au projet d’enfouissement de déchets nucléaires

JUSTICE Perquisitions ce mercredi matin chez les opposants au projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure…

G.V. avec AFP

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Strasbourg le 21 février 2017. Bure, dans le bois Lejuc occupé par les militants antinucléaire.
Strasbourg le 21 février 2017. Bure, dans le bois Lejuc occupé par les militants antinucléaire. — G. Varela / 20 Minutes

Ils n’ont pas pris le temps de toquer à la porte pour entrer. Ils, ce sont des gendarmes, venus en nombre, mener des perquisitions chez les opposants au projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure (Meuse) et dans ses environs.

Les forces de l’ordre ont investi la « Maison de résistance » à Luméville-en-Ornois, un lieu qui sert de point de rassemblement aux militants antinucléaires, ainsi que des domiciles privés à Commercy et dans une autre localité, a précisé à l’AFP le procureur de Bar-le-Duc, Olivier Glady, évoquant des « perquisitions d’ampleur qui mobilisent beaucoup de personnel ». Ce dernier a confirmé qu’une partie des perquisitions avaient lieu dans le cadre d’une instruction judiciaire, mais il n’a pas souhaité préciser pour quels faits. Du matériel informatique et un téléphone portable auraient été saisis. Une personne qui s’est rebellée contre les forces de l’ordre a par ailleurs été interpellée.

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Perquisitions en cours

D’autres investigations, pilotées par le parquet, portent sur les violents affrontements ayant éclaté entre les militants antinucléaires et les gendarmes en marge d’une manifestation le 15 août, a indiqué à l’AFP le procureur. Ces affrontements avaient fait plusieurs blessés, dont deux gendarmes. Enfin, certaines perquisitions s’inscrivent dans le cadre d’une enquête sur des faits « d’infraction à la législation sur les stupéfiants », a indiqué le magistrat.

Les militants ont fait savoir que cette opération est un « scandale absolu qui montre à quel point la préfecture et l’État sont engagés dans une stratégie de la tension à Bure, visant non seulement les militants mais toute la population ».