VIDEO. Strasbourg: Vélos et choux pour les habitants du quartier de la Laiterie avec un nouveau bar-restaurant

URBANISME En vue de redynamiser le secteur de la Laiterie, un bar-restaurant tourné vers les habitants du quartier et la culture, va ouvrir en lieu et place de l’ancien bar Laiterie situé dans la Fabrique de Théâtre…

Gilles Varela

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Le futur bar restaurant Saperlipopette à la Laiterie. Paul Meyer, Alain Fontanel et Alexis Amet. Strasbourg le 09 septembre 2017. Lancer le diaporama
Le futur bar restaurant Saperlipopette à la Laiterie. Paul Meyer, Alain Fontanel et Alexis Amet. Strasbourg le 09 septembre 2017. — G. Varela / 20 Minutes
  • Le bar de la Laiterie, situé dans la Fabrique de théâtre était tombé à l’abandon depuis dix ans.
  • La ville (propriétaire des lieux) et deux repreneurs vont ouvrir un bar-restaurant orienté vélo  et l'ouvrir sur le quartier.

Le quartier de la Laiterie peut paraître parfois un peu austère. Malgré la présence de lieux emblématiques voués à la culture comme l’Espace K, le Molodoï, Taps gare, ou bien encore la Semencerie, les alentours, dans la journée, peuvent sembler fermés, inaccessibles aux habitants.

En même temps, le bar dit de la Laiterie, dont la ville est propriétaire, situé dans la Fabrique de théâtre, est fermé depuis dix ans. Un « véritable crève-cœur » pour l’adjoint au maire en charge de la culture Alain Fontanel qui a trouvé là l’occasion de rebondir et « d’ouvrir sur le quartier et ses résidents un lieu convivial, utile », qui créé du lien social comme l’a souligné Paul Meyer, adjoint au maire en charge du quartier gare.

Un «lieu de rencontres» à la déco soignée qui se tourne vers les urbains cyclistes

Et c’est à présent sur les rails. Un appel à projets vient de permettre d’identifier les lauréats. Dans le cahier des charges, deux objectifs à remplir : une ouverture sur le quartier, mais aussi qui reste en lien direct avec la culture et ses acteurs.

Afin de créer ces passerelles, la ville va investir 450.000 euros et a remis les clefs à deux repreneurs. Et autant dire que l’identité forte de ces derniers donne le ton. Il s’agit de Mo&bius, une petite société créée par Alexis Amet de vélos vintage restaurés et désignés, et de Côté Cour, des pros de la restauration et des circuits courts, qui gère déjà les cafés du TNS et de l’Opéra. Baptisé « Saperlipopette ! » à bicyclette, le projet est «un lieu de rencontres hybride métissé de culture vélo », à la déco soignée. Il se dit innovant et se tourne résolument vers les urbains cyclistes et réuni en un seul lieu des concepts qui fleurissent un peu partout dans l’hypercentre. Bar-restaurant, ateliers thématiques sur le vélo, restauration, « do-it-yourself », c’est-à-dire d’autoréparation et d’autres événements qui restent encore à définir en partenariat avec des associations du quartier, devraient animer l’espace.

Horaires élargis et brassage des habitants

Autre petite particularité, les membres du « club » pourront venir à vélo, même de loin. Sur place ils trouveront un vestiaire équipé d’une douche et d’un petit casier individuel, « pour lever certaines barrières pour ceux qui hésitent à venir de loin pour travailler à vélo et ainsi favoriser et privilégier son usage », explique Alexis Amet. Un lieu « vélo friendly », au design soigné, on l’aura compris, qui devrait profiter d’un environnement favorable puisque de nouvelles pistes cyclables et des aménagements dans le quartier vont être lancés, promet Paul Meyer.

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Côté restauration, c’est Côté cour, géré par Stéphane Wernert, qui prend les commandes. Là aussi, priorité à la simplicité. Sur une proposition d’Alexis Amet, l’idée est de se rapprocher des cafés cantine polonais, appelés également « bars à lait », avec une « cuisine simple et nourrissante pour une somme modique », promettent les gérants. La carte devrait s’inspirer de la cuisine centrale et orientale pour accommoder les productions alsaciennes, avec des menus de saison. Priorité aux maraîchers urbains de Strasbourg, avec une production de proximité. Enfin, l’amplitude horaire élargie devrait permettre le brassage des usagers, résidents, travailleurs, acteur du monde culturel et spectateurs avec une ouverture prévue à l’été 2018.