Strasbourg: Une application pour éviter les files d’attente dans les restaurants universitaires

VIE ETUDIANTE L’application Affluences permet de connaître le taux d’occupation des restaurants universitaires et le temps d’attente en temps réel…

Alexia Ighirri

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Strasbourg: Une application pour éviter les files d'attente dans les restaurants universitaires (Archives)
Strasbourg: Une application pour éviter les files d'attente dans les restaurants universitaires (Archives) — G . VARELA / 20 MINUTES
  • Dans les restos U des universités strasbourgeoises, les files d’attentes sont souvent très longues.
  • L’application Affluences permet de connaître le taux d’occupation des restos U et le temps d’attente en temps réel.
  • Le dispositif pourrait être prochainement étendu à toute la France.

Avec la rentrée, les bancs de la fac se garnissent, les campus reprennent vie et les restaurants universitaires avec eux. Mais avant de se saisir de leurs couverts, les étudiants pourraient prendre l’habitude de vérifier quelques informations sur leur smartphone. Et notamment le taux d’occupation des restos U et, par conséquent, le temps d’attente avant de pouvoir s’y installer. Des services en temps réel que propose  l’application mobile gratuite Affluences.

Créée par trois étudiants parisiens en octobre 2014 pour mesurer l’affluence d’abord des bibliothèques ou piscines, grâce à des capteurs installés notamment à l’entrée des établissements, cette application s’est fortement développée dans l’agglomération strasbourgeoise. Et notamment dans ses restaurants universitaires, les seuls à être répertoriés pour le moment sur la plateforme.

Mesurer le temps d’attente des restaurants universitaires

Et pour cause, c’est le Crous de Strasbourg qui a contacté la start-up Affluences pour discuter de l’emploi de leur application pour la fréquentation de ces restaurants.

Le directeur du Crous, Christian Chazal, en a eu l’idée lors d’un déjeuner de travail avec l’administrateur de la Bibliothèque nationale et universitaire (BNU) de Strasbourg : « Je le voyais consulter son téléphone portable et lui ai demandé ce qu’il faisait. Il m’a expliqué qu’il regardait le taux de fréquentation de la bibliothèque via l’application. J’ai tout de suite pensé que cela pouvait être intéressant pour nous. On a demandé à Affluences de mesurer le temps d’attente de nos restaurants universitaires. Pour que l’étudiant puisse aussi choisir de s’orienter vers un restaurant plutôt qu’un autre. Et c’est transparent : s’ils sont complets, l’étudiant le saura. » A lui de voir s’il préfère patienter que le RU se vide un peu ou aller ailleurs.

Une application à la place d’un échelonnage

Parce qu’il y a vraiment trop d’attente au RU ? « Souvent à l’idée du restaurant universitaire est associée l’idée de la file d’attente. Bien sûr, il y en a une, les étudiants arrivant tous en même temps, répond Christian Chazal, Mais la file d’attente se module et puis il y en a aussi dans les boulangeries où ils vont alors acheter leur sandwich ».

Les sorties de cours sont aussi pointées du doigt par Simon Duboué, vice-président de l’association étudiante Afges et élu étudiant au Crous : « A Strasbourg, les établissements refusent l’échelonnage des heures de sorties. Les étudiants vont tous manger en même temps, d’où le cliché pas faux que les restos U sont toujours bondés et que l’on est sans cesse contraint de patienter. » Et d’estimer : « L’application peut s’avérer utile et encourager les étudiants à fréquenter les restos U. Ça ne va pas tout révolutionner, mais ça aide ».

Bientôt partout en France ?

« On a travaillé avec le Crous sur l’année scolaire 2016/2017 pour tester le dispositif sur deux restaurants universitaires (Paul Appell et Cronenbourg). A la fin de l’année, il a été décidé d’étendre le périmètre. Le but était d’être prêt pour la rentrée, explique Paul Bouzol, l’un des trois créateurs d’Affluences. Strasbourg est une ville avec laquelle on arrive à avancer rapidement. Et qui a une offre assez forte. »

Avec le soutien du Crous de Strasbourg, la start-up a pu approcher le Centre national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous) qui devrait à l’avenir élargir ce dispositif à tous les restaurants universitaires de France.