Strasbourg : Mais qui est vraiment Dragon 67, l’hélicoptère qui peut vous sauver la vie ?

SANTE Pour répondre à des situations d’urgence toujours plus complexes, l’hélicoptère de la Sécurité civile, Dragon 67, compte à présent une équipe médicale complète sur base pour rester à la pointe des sauvetages dans le département…

Gilles Varela

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Base de Dragon 67 à Entzheim, hélicoptère de la Sécurité civile et para-médicalisé par les Hôpitaux universitaires de Strasbourg SAMU 67. Strasbourg le 30 08 2017. Lancer le diaporama
Base de Dragon 67 à Entzheim, hélicoptère de la Sécurité civile et para-médicalisé par les Hôpitaux universitaires de Strasbourg SAMU 67. Strasbourg le 30 08 2017. — G. Varela / 20 Minutes
  • La toute nouvelle paramédicalisation de l’hélicoptère de la Sécurité civile, Dragon 67, est un véritable plus pour les victimes.
  • En collaboration avec les hôpitaux universitaires de Strasbourg, l’équipage, prêt à décoller en cinq minutes compte à présent un infirmier qui vient épauler le médecin.

Cinq minutes top chrono. C’est le temps accordé à l’équipage de l’hélicoptère de la sécurité civile pour décoller, une fois la mission acceptée par son pilote. Il peut atteindre tout point du département en 30 minutes. Dragon 67 effectue en moyenne, chaque année, 800 à 900 sorties dont près de 120 nécessitent un hélitreuillage. Sa mission, sauver des vies, aller au secours des victimes les plus fragiles le plus rapidement possible. Vous l’avez certainement déjà vu dans le ciel, cet hélicoptère rouge et jaune, et ce n’est pas forcément bon signe car lorsqu’il se déplace, c’est qu’une personne doit être conduite au plus vite dans un centre de référence… Chutes graves, accident de la route…

Base de Dragon 67 à Entzheim, hélicoptère de la Sécurité civile et para-médicalisé par les Hôpitaux universitaires de Strasbourg SAMU 67. Strasbourg le 30 08 2017.
Base de Dragon 67 à Entzheim, hélicoptère de la Sécurité civile et para-médicalisé par les Hôpitaux universitaires de Strasbourg SAMU 67. Strasbourg le 30 08 2017. - G. Varela / 20 Minutes

Leur quotidien, c’est l’urgence. Un métier où pilotes de la Sécurité civile et personnel médical des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS) dont le SAMU donnent le meilleur et collaborent pour prendre en charge et transporter les victimes les plus graves. Pour remplir au mieux ses missions, qui sont de plus en plus techniques et afin d’étoffer les techniques médicales à bord de l’hélicoptère, Dragon 67 vient d’être paramédicalisé et compte une équipe médicale sur base complète. Pour cela, il a fallu à l’hélicoptère faire un « petit régime » et perdre 80 kg pour accueillir un infirmier, en plus du médecin, du pilote, d’un mécanicien opérateur de bord, qui formaient jusque-là l’équipage.

Pour le plus grand bénéfice des victimes

Dragon 67, premier hélicoptère en France médicalisé en permanence en 1976, se doit de coller à son temps. Pilotes et professionnels de santé « sont confrontés chaque jour à des situations de plus en plus complexes où la rapidité attendue mais aussi la réponse médicale doivent être optimisées », explique Olivier Engli, pilote et chef de base. C’est pourquoi Dragon 67 compte depuis juin une équipe médicale complète, avec un infirmier en poste qui vient épauler le médecin des HUS. Les infirmiers sont présents en permanence à la base de l’hélicoptère située à l’aéroport d’Entzheim. Une présence qui permet un gain de temps important car sur certaines bases de la sécurité civile, l’hélicoptère doit d’abord aller chercher le personnel médical avant de se rendre au point d’intervention.

Base de Dragon 67 à Entzheim, hélicoptère de la Sécurité civile et para-médicalisé par les Hôpitaux universitaires de Strasbourg SAMU 67. Strasbourg le 30 08 2017.
Base de Dragon 67 à Entzheim, hélicoptère de la Sécurité civile et para-médicalisé par les Hôpitaux universitaires de Strasbourg SAMU 67. Strasbourg le 30 08 2017. - G. Varela / 20 Minutes

Un confort également pour le médecin et un gain en qualité de travail également, comme l’explique le docteur Hervé Delplancq des HUS : « Cela permet d’avoir les services d’un SMUR complet, un niveau de médicalisation élevé. C’est un gain en qualité de travail pour l’équipe mais surtout pour la victime. C’est un plus car les gestes techniques, les préparations des médicaments, les gestes de réanimation, comme l’intubation, nécessitent une préparation extrêmement rapide et précise. C’est aussi des équipes qui se connaissent et savent travailler ensemble. »