Basket : «Pas frustré» de quitter la NBA et les Etats-Unis, Axel Toupane parti pour rebondir à Kaunas

SPORT Après deux années passées outre-Atlantique, marquées par des piges en NBA, l’ancien Strasbourgeois et international français est de retour en Europe. L’ailier s’est engagé avec le club lituanien Kaunas…

Alexia Ighirri

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Basket: «Pas frustré» de quitter la NBA et les Etats-Unis, Axel Toupane parti pour rebondir à Kaunas (Archives)
Basket: «Pas frustré» de quitter la NBA et les Etats-Unis, Axel Toupane parti pour rebondir à Kaunas (Archives) — David Zalubowski/AP/SIPA
  • Le basketteur Axel Toupane s’est engagé avec le club lituanien Kaunas après avoir évolué pendant deux ans aux Etats-Unis.
  • Son contrat coupé par son club New Orleans Pelicans, l’ancien Strasbourgeois et international français de 25 ans veut rebondir après une période rythmée par des navettes entre la NBA et son antichambre la D-League.

Voilà un moment qu’on avait prévu de prendre des nouvelles d’Axel Toupane. De lui demander comment s’est déroulée cette nouvelle saison outre-Atlantique, ses allers-retours entre la NBA et son antichambre la D-League. De discuter de ses ambitions avec son club des New Orleans Pelicans, avec qui il vient de disputer la Summer League.

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Et puis, en quelques jours, on apprend que son contrat est coupé et que l’ancien joueur de la SIG Strasbourg s’est engagé avec le Zalgiris Kaunas, en Lituanie. « Ça s’est passé plutôt vite oui. Je suis content de comment ça s’est fini », sourit l’ailier, membre de la Team France Basket. Celui qui s’entraîne encore actuellement à Toronto, avant de devoir rejoindre la Lituanie le 23 août, revient sur son expérience américaine et évoque son nouveau challenge européen.

Vous quittez les Etats-Unis et revenez en Europe, c’est un « adieu » à la NBA ou un « on se reverra bientôt » ?

Plutôt un « on se reverra bientôt ». J’ai 25 ans… La NBA ce n’est pas facile de s’y imposer, d’y arriver tout simplement. J’ai fait une bonne partie du chemin. Et si je fais une ou plusieurs bonnes saisons maintenant, il n’y a pas de raisons de ne pas pouvoir y retourner.

Votre expérience américaine a été marquée par plusieurs allers-retours entre la NBA et la D-League. Comment avez-vous vécu cette situation ?

Je l’ai très bien vécue. Au-delà de la NBA, j’ai été très agréablement surpris par la D-League. Je garde un très bon souvenir. L’important ce n’est pas le but, mais le chemin pour y parvenir. La D-League m’a beaucoup apporté. J’en suis très fier. C’était plus que positif pour moi.

Il n’y a pas de frustration, de déception, de quitter la NBA ?

Je ne suis pas frustré non. Quand tu es dedans, tu te rends compte que c’est un business où tu ne contrôles pas grand-chose. Ce n’est pas la meilleure ligue pour rien. Quand un joueur est coupé ou transféré, ça n’enlève rien à sa qualité. C’est plus compliqué que ça. La NBA c’est l’objectif de tout basketteur. Mais tout n’est pas entre nos mains. Je suis très ambitieux : depuis petit, je voulais jouer dans la meilleure ligue du monde. Je voulais aller aux Etats-Unis, jouer en NBA, j’ai réussi. Je n’ai pas réussi à m’imposer. J’ai maintenant un nouveau challenge et vais jouer dans la deuxième meilleure ligue du monde, l’Euroleague.

Et ce sera donc avec Kaunas…

C’est un très bon tremplin pour les joueurs. Plusieurs ont ensuite atterri dans des plus grands clubs. J’avais d’autres plans en Euroleague. Mais Kaunas est presque le choix le plus cohérent. L’équipe est assez jeune. C’est une très bonne porte d’entrée pour un rebond. Je veux apprendre le plus possible avec le coach Jasikevicius, qui me voulait vraiment. Je pense que de bonnes choses m’attendent pour la suite.

Vous faites partie de la liste élargie de la team France Basket, mais vous n’avez pas été retenu cet été pour préparer l’Euro. Pas de déception non plus ?

Non, parce que je me focalisais sur la NBA cet été, d’autant plus que la saison reprenait plus tôt. Je voulais me focaliser là-dessus.

Il y en a un, que vous connaissez bien, qui a fait une entrée fracassante en NBA : le Strasbourgeois Frank Ntilikina, Français drafté le plus haut de l’histoire, choisi par les Knicks…

C’est très bien pour tout le monde : lui, sa famille, le basket français, Strasbourg… C’est un super gamin, un gros bosseur en plus d’être un très bon joueur. Il a tout pour s’imposer mais il faut qu’on le laisse tranquille, qu’on le laisse travailler. On parlait NBA de temps en temps, mais j’ai surtout voulu le laisser tranquille avec ça. Ce n’est pas à moi de lui dire quoi que ce soit. Mais je ne me fais pas de souci pour lui.

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