Racing club de Strasbourg: Pablo Martinez, nouveau «fils du coach» Thierry Laurey?

FOOTBALL Strasbourg entame sa saison en Ligue 1 ce samedi à Lyon. Dans ses rangs, la recrue Pablo Martinez qui évoluera une nouvelle fois sous les ordres de Thierry Laurey, son ancien coach du GFC Ajaccio…

Alexia Ighirri
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Pablo Martinez, nouveau «fils du coach» de Strasbourg Thierry Laurey? Ils se retrouvent à Strasbourg après 3 ans passés ensemble au GFC Ajaccio (Archives)
Pablo Martinez, nouveau «fils du coach» de Strasbourg Thierry Laurey? Ils se retrouvent à Strasbourg après 3 ans passés ensemble au GFC Ajaccio (Archives) — FRANCOIS NASCIMBENI / AFP
  • Pour son retour en Ligue 1, le Racing club de Strasbourg joue à Lyon ce samedi à 20h.
  • Dans le groupe strasbourgeois, Pablo Martinez a été l’une des recrues de Thierry Laurey, coach avec qui il a passé trois saisons au Gazélec.
  • Le défenseur héritera-t-il du surnom « fils du coach », attribué l’an dernier par ses coéquipiers à l’attaquant Khalid Boutaïb, lui aussi ancien du GFC Ajaccio?

C’est le grand jour pour Strasbourg. Le club alsacien retrouve la Ligue 1, ce samedi (20h) sur la pelouse de l' Olympique lyonnais. Dans les rangs strasbourgeois, quelques joueurs ont la particularité d’avoir déjà côtoyé par le passé le coach du RCSA, Thierry Laurey.

L’une des recrues du club alsacien, le défenseur Pablo Martinez, a connu le National, la Ligue 2 et la Ligue 1 avec Thierry Laurey au GFC Ajaccio. Tous deux se retrouvent désormais à Strasbourg avec pour mission de maintenir le club en première division.

Après Boutaïb, Martinez ?

De quoi hériter du titre de « fils du coach », surnom donné la saison dernière par ses coéquipiers au buteur Khalid Boutaïb, parti en Turquie, lui aussi passé sous les ordres de coach Laurey au Gazélec ?

Le clin d’œil fait sourire Pablo Martinez : « Je ne sais pas s’il a retrouvé un fils, en tout cas il a retrouvé quelqu’un qu’il connaissait. Il a retrouvé un soldat. Le fait qu’on se connaisse a peut-être joué. Après un fils c’est beaucoup, il en a déjà deux, ça suffit à mon avis ! »

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Et le coach alors, il en pense quoi ? « Les gens peuvent parler… Je n’ai pas pour habitude de prendre trop de joueurs que j’ai eus, assure-t-il. Il m’arrive d’en reprendre mais il y en a aussi que je ne reprends pas (sourire) ! L’an dernier, c’est vrai qu’il y a eu Khalid, mais on l’a rattrapé in extremis. Kader [Mangane] est arrivé en cours de saison parce qu’on cherchait un profil d’expérience et on savait qu’il pouvait remplir ce rôle. »

« Une bonne pioche »

Pour Pablo Martinez aussi, le profil a compté : « C’est un défenseur polyvalent. Dans l’optique de la blessure d’Abdallah Ndour [le latéral gauche manquera le début de saison], on savait que ça allait être quelqu’un qui pourrait nous aider. A partir du moment où il pouvait sortir d’Angers et que je le connaissais très bien, que je savais son état d’esprit et le tarif, - "un kebab et un coca zéro", dixit le joueur-, ce sont des choses qui font que pour moi, c’est une bonne pioche. »

Mais ne comptez pas sur le technicien pour faire preuve de favoritisme. S’il n’en attend pas plus des joueurs qu’il a coachés par le passé, il n’en attend pas moins non plus : « Ça reste un joueur dans un effectif. Il est important pour lui d’être considéré comme tel. S’il doit sortir de l’équipe, il sortira. Il n’y a aucun passe-droit. C’est une règle pour moi. Si c’était mon fils, ce serait pareil. »

« C’est un sudiste, il a la tchatche »

Le fait de bien se connaître est, évidemment, de l’avis des deux protagonistes un bel atout : « On connaît sa manière de travailler. Le coach, lui, sait où je peux apporter ou pas », résume Pablo Martinez. Du temps gagné pour tout le monde : « Quand on recrute, je me renseigne bien sur les joueurs, que ce soit l’aspect technique, personnel, humain… Avec un joueur qu’on a déjà eu, on connaît tout ça. »

Et puis, la personnalité du défenseur avait laissé de bons souvenirs. « Dans le vestiaire, il va apporter de la bonne humeur. C’est un sudiste, il a la tchatche. C’est un mec bien, estime Thierry Laurey. Bon, si demain j’entraîne PSG ou Monaco, je ne vais peut-être pas penser à lui. Mais pour un club comme Strasbourg c’est presque une chance de pouvoir chercher des garçons comme ça. »

Un exemple sur le terrain

Et l’affection est réciproque : « On ne va pas se mentir c’est grâce à lui que je suis là, à ce niveau. J’ai évolué en tant que joueur grâce à lui, confie le défenseur. Je lui dois beaucoup. »

S’il n’est pas évident qu’il vienne remplacer son ancien coéquipier du Gaz' Khalid Boutaïb comme le relais indispensable du coach sur le terrain, Thierry Laurey l’attend peut-être sur un autre niveau : « Il est capable de motiver ses partenaires, de les secouer, il arrive pour nous apporter son expérience. Surtout, c’est un gagneur, qui va montrer l’exemple sur le terrain. On peut penser qu’il va tirer les autres avec lui. » Dès ce samedi à Lyon ?