Qui a dit «Villeurbanne, c'est presque le PSG avec les Qataris»?

BASKET Ce coach a vu l’un de ses meilleurs joueurs signer à l’Asvel…

Alexia Ighirri
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Qui a dit: «Villeurbanne, c'est presque le PSG avec les Qataris» (Archives)
Qui a dit: «Villeurbanne, c'est presque le PSG avec les Qataris» (Archives) — C. VILLEMAIN/20 MINUTES

Depuis la finale de ProA perdue contre Chalon, la  SIG Strasbourg a prolongé Jérémy Leloup et Olivier Cortale, engagé Louis Labeyrie et Chris Otule mais a aussi vu partir Paul Lacombe (Monaco) et AJ Slaughter (Villeurbanne). Mercredi, Martial Bellon et Vincent Collet, président et coach du club strasbourgeois ont fait le bilan de la saison passée et, surtout, évoqué les perspectives pour celle à venir.

L’occasion de préciser que l’objectif sera bien de « repartir pour gagner le titre » malgré la « concurrence sévère. Le budget augmente beaucoup à l’Asvel, il y a un gros budget à Monaco et on sait qu’il y a des équipes surprises », dixit Martial Bellon, qui estime que Strasbourg — qui verra aussi son budget augmenter — peut tout de même jouer les premiers rôles.

Une concurrence qui se fait sentir dès aujourd’hui sur le marché des transferts. « Villeurbanne c’est presque le PSG avec les Qataris. La différence qu’il pouvait y avoir avec d’autres clubs peut devenir un gouffre », image Vincent Collet.

L’Asvel a fait une offre à AJ Slaughter, la SIG ne s’est pas alignée

Il faut dire que l’Asvel a déjà frappé fort question transferts : outre la prolongation de DeMarcus Nelson, le club de Tony Parker a attiré le champion en titre John Roberson et… le Strasbourgeois AJ Slaughter.

Avec lui et Paul Lacombe, la SIG a vu ses deux meilleurs joueurs partir. Le club a pourtant essayé de les garder : « On a fait deux offres, dont une augmentation de 70 % à Paul Lacombe, qui va à Monaco toucher deux fois plus que son salaire. Et puis, l’Asvel a proposé une offre plus importante à AJ Slaughter que la nôtre. On ne s’est pas aligné, explique Martial Bellon. On a fait ce choix, qui peut être critiqué. Mais on a toujours été raisonnable. Dans les deux cas, il y avait beaucoup d’écart. »

Vincent Collet, le premier, regrette le départ de Paul Lacombe et AJ Slaughter : « Pour bien recruter, il faut garder ses meilleurs éléments. Mais c’est le jeu, c’est comme ça ». Ce qui rend quand même les choses un peu plus difficiles pour la SIG : « C’est compliqué parce qu’on n’a pas pu conserver ces deux joueurs. On souhaitait construire autour d’eux », reconnaît le coach qui souligne toutefois la « très bonne nouvelle » avec la signature de Louis Labeyrie, « l’un des seuls Français très dominants en ProA ».

La SIG veut encore recruter cinq joueurs. « Il ne faut pas s’affoler, ce n’est pas en juillet qu’on gagne le championnat. Il faut attendre les joueurs idoines. Ça ne veut pas dire que je suis rassuré : je ne le serai pas tant que l’équipe n’est pas construite », prévient le coach strasbourgeois.

A défaut d’être bouclé, le recrutement se poursuit tout de même : il nous a été confié qu’une arrivée pourrait être imminente à la SIG.