L'inquiétude persiste à France 3

P. W. - ©2008 20 minutes

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L'idée selon laquelle l'Elysée désire confier la gestion des décrochages régionaux de France 3 à des titres de la presse quotidienne et à des collectivités a été clairement démentie lundi par les intéressés. La rédaction locale de la chaîne ne passera donc pas dans le giron des Dernières Nouvelles d'Alsace et du conseil régional, comme certains le sous-entendaient.

La rumeur avait suscité un tollé des organisations syndicales ce week-end. Elles s'inquiétaient de la remise en cause des notions de pluralisme et d'indépendance de l'information qu'une telle décision aurait pu entraîner. « Nous ne savons pas trop où nous en sommes, confiait hier à 20 Minutes Renaud Hartzer, délégué du Syndicat national des journalistes à France 3 Alsace. Il y a des démentis qui tombent de tous les côtés et notamment de notre direction, qui nous parle d'hypothèses fantaisistes. Cela fait près de vingt ans que l'on évoque cette possible vente à la presse quotidienne régionale. Le fait d'en reparler montre qu'il y a peut-être quand même des choses dans l'air. Dans tous les cas, cela aura eu le mérite de tuer le projet dans l'oeuf. » Le journaliste n'en reste pas moins circonspect sur l'avenir de son média. « Il faudra bien trouver un moyen de compenser la suppression des publicités sur les chaînes du service public, explique-t-il. Or, comme les coûts générés par France 3 et ses quatre-vingt-dix-neuf bureaux en région reviennent à la moitié du budget de France Télévisions, on peut se poser des questions. »