Dans la rue pour les salaires et l'emploi

Ludovic Meignin - ©2008 20 minutes

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La journée d'action des fonctionnaires pour la défense des services publics et la revalorisation du pouvoir d'achat, a rassemblé un peu moins de monde dans les rues de Strasbourg, hier, que lors de la manifestation du 20 novembre dernier. Ils étaient 1 900, selon la police, et 3 000, selon les syndicats, à battre le pavé à l'appel de l'intersyndicale CFTC-CGT-FO-FSU-Unsa-CFDT-Solidaires. Parti vers 11 h de la place de Bourse avec à sa tête l'orchestre de la CGT, le cortège a scandé des slogans tels que « Public, privé, solidarité » et « Qui sème la misère récolte la colère ». Les plus représentés étaient les personnels de l'Education nationale avec environ un millier de manifestants, dont Annabelle. Conseillère d'orientation-psychologue dans des établissements scolaires et dans un CIO du nord de l'Alsace, elle dit « craindre un démantèlement du service public de l'orientation car pour six conseillers partant à la retraite, un seul est remplacé. A ce rythme, nous serons déjà moitié moins en 2012 ». L'inquiétude est vive également dans les hôpitaux publics : « Il y a une diminution des moyens et la nouvelle tarification à l'acte pousse au rendement. Du coup, on passe de moins en moins de temps avec les malades, dénonce Annick Wenger, déléguée départementale CFTC de la fonction publique hospitalière. Nous sommes par ailleurs opposés à l'individualisation des primes qui risque de créer une forme de favoritisme. » Une délégation de l'intersyndicale a été reçue à la préfecture après l'arrivée du cortège place Broglie, où il a commencé à se disperser vers midi.