Législatives: En Meurthe-et-Moselle, le PS de l'ancien secrétaire d'Etat Christian Eckert a beaucoup à perdre

ELECTIONS Avec la progression du FN et de la France insoumise à l’élection présidentielle, ainsi que l’arrivée de La République en marche, le PS et ses cinq députés (sur six) en Meurthe-et-Moselle apparaît en grand danger…

Bruno Poussard

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Ici aux côtés du ministre Michel Sapin, l'ancien secrétaire d'Etat en charge du Budget est candidat dans la même circonscription de Meurthe-et-Moselle que celle qui l'a vu élu en 2012, avant sa nomination au gouvernement. Mais la tâche s'annonce ardue.
Ici aux côtés du ministre Michel Sapin, l'ancien secrétaire d'Etat en charge du Budget est candidat dans la même circonscription de Meurthe-et-Moselle que celle qui l'a vu élu en 2012, avant sa nomination au gouvernement. Mais la tâche s'annonce ardue. — SIPA
  • En Meurthe-et-Moselle, le Front national de Marine Le Pen et la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon ont poursuivi leur croissance à la présidentielle.
  • Avec cinq députés sur les six circonscriptions, le Parti socialiste représenté notamment par Christian Eckert semble en mesure de perdre beaucoup.

C’est moins marqué dans les deux circonscriptions nancéiennes, mais comme ailleurs en Lorraine, le FN a poursuivi sa poussée en Meurthe-et-Moselle lors de la présidentielle, comme La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

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Avec cinq députés (sur six circonscriptions au total) élus en 2012 dans le département, le Parti socialiste emmené ici par l’ancien secrétaire d’Etat Christian Eckert pourrait être le premier à en faire les frais lors de ces élections législatives, les 11 et 18 juin 2017.

Front national en tête, Insoumis en embuscade à la présidentielle. L’écart n’est qu’un peu plus de trois points, mais le 23 avril, Marine Le Pen est arrivée en tête du premier tour en Meurthe-et-Moselle avec 25.86 %, contre 22.04 % à Emmanuel Macron et 20.38 % à Jean-Luc Mélenchon. Aux législatives dans ce département lorrain, leurs mouvements promettent justement de bousculer le Parti socialiste, en place.

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Puisque Benoît Hamon – que Christian Eckert a soutenu jusqu’au bout – n’a pas fait mieux que 6,22 %, la candidature de l’ancien secrétaire d’Etat chargé du Budget au ministère des Finances et des Comptes publics sera particulièrement scrutée dans la troisième circonscription, au nord, à la frontière du Luxembourg et de la Belgique.

Les résultats du premier tour en Meurthe-et-Moselle :

 

Plusieurs candidats de LREM également bien implantés. En plus de la montée du FN et des Insoumis, le Parti socialiste devra, dans l’ensemble du département, faire face à quelques candidats bien implantés du mouvement du nouveau président de la République Emmanuel Macron, à l’image du maire de Villers-la-Montagne  Xavier Paluszkiewicz, toujours dans cette même troisième circonscription.

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Dans une des trois circonscriptions où l’extrême droite a le plus gagné de terrain, la sixième, du côté de Pont-à-Mousson (avec la quatrième, de Lunéville, et la cinquième, de Toul), La République en marche n’aura néanmoins pas de candidat face au candidat socialiste qui tentera de la conserver malgré une faible unité de la gauche.

Le score du second tour de la présidentielle à Dommartin-lès-Toul :

Les Républicains pas forcément en très bonne posture, non plus. Enfin, pour la droite, Thibaut Bazin, maire de Rosières-aux-Salines et suppléant de Jacques Lamblin, le maire de Lunéville qui se retire après deux mandats, tentera justement de conserver la quatrième circonscription de Meurthe-et-Moselle, la seule acquise par Les Républicains cinq ans plus tôt.

Tandis que la vice-présidente de la région Valérie Debord tentera de prendre sa revanche et la deuxième circonscription de Nancy, une ville au maire de droite, et qu’un candidat des Républicains devra quant à lui affronter une dissidence dans la première, celle du centre, du nord et de l’est de Nancy.