Jean-Eudes Aholou, ici à droite, dans la folie du stade de la Meinau à Strasbourg, vendredi soir.
Jean-Eudes Aholou, ici à droite, dans la folie du stade de la Meinau à Strasbourg, vendredi soir. — G. Varela / 20 Minutes

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Football: Arrivé en janvier, Jean-Eudes Aholou savoure déjà «un moment inoubliable» avec Strasbourg

Recruté pour quatre ans et demi cet hiver, le milieu Jean-Eudes Aholou a su s’imposer très rapidement pour participer plus qu’activement à « l’incroyable » et « magnifique » montée de Strasbourg en Ligue 1…

  • Champion de Ligue 2 avec Strasbourg alors qu’avec Orléans, il disputerait le barrage pour ne pas tomber en National
  • Un projet à long terme qui s’est accéléré sur les six derniers matchs

Au début du mois de janvier, il était à Orléans, à jouer plutôt le maintien. Mais vendredi, à peine cinq mois plus tard, Jean-Eudes Aholou s’est offert une accession en Ligue 1 avec le Racing club de Strasbourg. Tranquille. C’est aussi ça, parfois, la joie des transferts. Cette issue, jamais le milieu de terrain engagé pour quatre ans encore n’osait pourtant l’imaginer.

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« Quand je suis arrivé, je crois que le club était en milieu de tableau, on était plus sur un projet à plus long terme, recadre-t-il posément, quelques minutes après la victoire contre Bourg-en Bresse (2-1). Donc être champion de Ligue 2, c’est juste magnifique, c’est incroyable ! » D’autant qu’à 23 ans, le numéro 8 du Racing y a activement participé.

« On s’est dit que c’était le moment où jamais… »

En gagnant posément sa place de titulaire quasi indiscutable à la récupération au fil de ses premières semaines, son activité a aussi posé les bases d’une confiance acquise par les Strasbourgeois dans les dernières journées. « Sur les six derniers matchs, on s’est dit qu’il y avait quelque chose à aller gratter », détaille le joueur formé à Lille.

Immense fiesta à la Meinau après la victoire contre Bourg-en-Bresse (3-1).
Immense fiesta à la Meinau après la victoire contre Bourg-en-Bresse (3-1). - G. Varela / 20 Minutes

« Et quand on est passés premiers, on s’est dit que c’était le moment où jamais… Dieu merci, on a réussi à le faire ! » Malgré la grosse pression, l’énorme attente, grandissante depuis le début du printemps. De quoi faire vivre à l’Ivoirien d’indescriptibles sensations : « Même là, aujourd’hui, je ne sais pas si on l’a vraiment fait… »

Une Meinau déjà vue une fois, en visiteur, avec Orléans

Et Jean-Eudes Aholou d’embrayer : « Parce que je suis vraiment content de ce qui arrive, pour la ville et les supporters, c’est un moment inoubliable, il faut en profiter. » Intégré rapidement par ses partenaires autant que par son coach capable de le mettre aussi vite en confiance, le milieu a tout vécu naturellement. Sans stress.

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Sauf dans le dernier quart d’heure contre Bourg vendredi. A ses yeux, comme souvent ces dernières journées, le public qu’il tient à « remercier » a fortement compté. Un soutien qu’il avait déjà entrevu de l’autre côté, en venant jouer à la Meinau avec Orléans, où il est resté 18 mois.

Un joueur intégré footballistiquement et culturellement

« C’est vraiment un public de Ligue 1, j’en avais déjà parlé avec ma femme [oui les filles, malgré son âge, il est déjà marié], se souvient-il. Se retrouver champion de Ligue 2 ici maintenant, c’est juste magnifique. » Jean-Eudes Aholou savoure d’autant plus qu’il sait déjà tout de ce qu’a connu la formation alsacienne ces dernières années.

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« Le club a vécu des moments pas faciles avec le dépôt de bilan et tout, il y a beaucoup de sacrifices qui ont été faits, et aujourd’hui, c’est vraiment un gros travail qui paye », ajoute-t-il. Déjà culturellement intégré, on vous dit… Ne restera plus qu’à aller vérifier dans son assiette, et dans les rues de Strasbourg pendant le marché de Noël.

Pierre Ménès, Alexandre Oukidja et Jean-Eudes Aholou lors de la fête de la montée du Racing club de Strasbourg.
Pierre Ménès, Alexandre Oukidja et Jean-Eudes Aholou lors de la fête de la montée du Racing club de Strasbourg. - G. Varela / 20 Minutes

D’ici-là, pour savoir à quoi ça ressemble Strasbourg en Ligue 1, Jean-Eudes Aholou pourra toujours prendre le temps de demander à une de ses connaissances ivoiriennes, un certain Arthur Boka, de dix ans son aîné, passé en Alsace entre 2004 et 2006. Mais l’avenir, désormais, appartient plutôt au jeune milieu, pas prêt de bouger…