VIDEO. Strasbourg: L’aéroport prend l’aviation d’affaire sous son aile

ECONOMIE L’aéroport de Strasbourg Entzheim, souvent décrié, veut frapper fort et lance une nouvelle zone d’aviation d’affaire…

Gilles Varela

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La nouvelle zone d'aviation d'affaires de l'aéroport de Strasbourg, le 11 mai 2017. Lancer le diaporama
La nouvelle zone d'aviation d'affaires de l'aéroport de Strasbourg, le 11 mai 2017. — G. Varela / 20 Minutes
  • L’aéroport de Strasbourg Entzheim inaugure la nouvelle zone d’aviation d’affaires
  • Un plan sur trois ans et 20 millions d’euros devrait permettre à l’aéroport de répondre à certaines attentes

Coincé entre l’aéroport de Bâle-Mulhouse, de Francfort et de Baden-Baden, il est souvent moqué et appelé « l’aérodrome », accusé de contribuer au manque d’attractivité de la ville. L’aéroport de Strasbourg Entzheim, à qui l’on a encore attribué dernièrement en partie l’échec dans la venue éventuelle de l’Agence européenne du médicament, ne manque cependant pas d’idées et de dynamisme pour se donner des ailes. Après le développement des vols et des liaisons low-cost pour compenser le « retrait » d’Air France, l’aéroport met plein gaz sur l’aviation d’affaires en inaugurant une nouvelle zone.

Un cap important comme l’a souligné Thomas Dubus, président du directoire de l’aéroport, qui n’a pas manqué de rappeler que « lorsque des hommes d’affaires, des diplomates, des financiers arrivent à Strasbourg, la première image qu'ils ont et la dernière qui reste, est celle de l’aéroport ». Et force est de constater que jusqu’à présent, tant en ce qui concerne les infrastructures, les salons d’accueil ou le parking des avions sur le tarmac, la zone d’affaires n’était vraiment pas propices… aux affaires.

Avec le « retrait » d’Air France, les équipes de l’aéroport, pour arriver tout juste à compenser les 300.000 voyageurs annuels en moins que compte désormais l’aéroport, a favorisé les vols low-cost. Pas vraiment ce que recherchent les hommes d’affaires pressés.

De nouveaux hangars, des hélicoptères

Aussi, l’aéroport a investi 4 millions d’euros pour un nouveau hangar, un salon d’accueil digne de ce nom, la restructuration du stationnement sur le tarmac. Et voit grand, avec un plan sur trois ans, pour un coût total de 20 millions d'euros. Ce dernier permettra à terme d’accueillir également des hélicoptères, de nouveaux hangars pour sécuriser les avions, un atelier mécanique, le tout avec un accès « très facilité » pour les passagers. Une aubaine pour la société d’aviation d’affaires Air Ailes, présente sur l’aéroport depuis 2014, avec une flotte d’avions flambant neufs et puissants comme un Citation. Aviation d’affaires mais aussi transports d’organes, évacuations sanitaires, la petite compagnie va pouvoir bénéficier des nouvelles infrastructures. Une chance également pour l’école de pilotage professionnelle EATIS qui s’est équipé dernièrement d’un avion unique en Europe, le Honda HA 420 et qui passera prochainement aussi en transport public.

Si l’aviation d’affaires était le parent pauvre de l’aéroport, cette nouvelle dynamique dans un écosystème de la zone aéroportuaire où sont installées pas moins de 120 entreprises (fret, aéronautique, administratives, tertiaires) pourrait faire redécoller l’aéroport dans les années à venir.