Strasbourg: Pour «l'affrontement final», les super-héros se remettent au droit

UNIVERSITE Pour la deuxième année consécutive sur le thème des super-héros, l’événement de droit et de pop culture mêlés revient ce vendredi à l’université de Strasbourg avec Batman et Spiderman…

Bruno Poussard

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Comme "le cas Batman", Spiderman sera aussi évoqué d'un point de vue juridique à Strasbourg, ce vendredi. Illustration
Comme "le cas Batman", Spiderman sera aussi évoqué d'un point de vue juridique à Strasbourg, ce vendredi. Illustration — AFP
  • Pour la quatrième fois, un colloque autour du droit et de la pop culture se tiendra à l’université de Strasbourg ce vendredi
  • Afin de compléter les échanges de l’édition 2016, les super-héros seront de nouveau au centre de l’événement destiné à intéresser plus largement

Ils sont de retour ! Parce qu’une édition n’a pas suffi pour faire le tour de la vaste question, pour la deuxième année consécutive, les super-héros seront à la fac de droit de l’université de Strasbourg, vendredi après-midi.

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Pour « l’affrontement final », l’association MédiaDroit organise un nouveau colloque de huit conférences autour « des lois et des super-héros », de leur lien au « crime organisé » ou encore du « cas Batman », à partir de 14 h 30 et jusqu’à 18 h dans l’amphithéâtre 23 du bâtiment Escarpe. Un moyen de rendre le droit attrayant.

Et ce n’est pas seulement pour les juristes ! En abordant le droit à travers la pop culture et la fiction, les chercheurs espèrent une nouvelle fois intéresser plus largement. Et ce pour la quatrième fois, après le Seigneur des anneaux et Star wars, lors des deux premières années.

« Le droit n’est pas si austère que ça »

« Sans être simplistes, il s’agit de montrer avec ce vecteur que le droit n’est peut-être pas si austère que ça, et sensibiliser chacun de nous aux questions juridiques qui nous touchent tous », résume Yann Basire, maître de conférences à l’université de Haute-Alsace et au cœur de l’organisation.

Répandu dans les pays anglo-saxons, ce genre de drôle d’événement de vulgarisation débarque doucement dans l’Hexagone. « Mais il ne s’agit pas seulement de faire de la médiation, interrompt le chercheur originaire de Caen qui n’hésite pas à se définir comme un geek. On veut questionner sur d’autres manières d’enseigner. »

Soutenu, le colloque pourra également être suivi à travers une retransmission vidéo sur Internet et sur une web-radio et les réseaux sociaux. A l’issue de cet événement, les exposés des enseignants de toute la France permettront enfin de publier un ouvrage universitaire. Afin d’aider à installer durablement l’événement à Strasbourg.