David Ledy au Racing club de Strasbourg (Archives)
David Ledy au Racing club de Strasbourg (Archives) — G. VARELA / 20 MINUTES

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Football: Pour l'ancien joueur du Racing, David Ledy, «un club comme Strasbourg n’a rien à faire en Ligue 2»

Avant le sprint final en Ligue 2, «20 Minutes» fait le point sur la belle saison du RCSA avec l'ancien attaquant strasbourgeois David Ledy...

Il a connu le Racing en Ligue 2 mais était aussi de la reconstruction du club strasbourgeois après sa rétrogradation en CFA2. Aujourd’hui attaquant de Martigues, David Ledy suit avec attention le parcours de sa « ville de cœur », devant sa télévision ou depuis les tribunes de la Meinau où il est venu plusieurs fois cette saison. D’ailleurs l’Alsacien ne manquera pas le Strasbourg-Sochaux de ce lundi 3 avril (20h45).

C’est heureux de voir le RCSA - 3e de Ligue 2, à trois points du leader — en bonne position pour espérer retrouver le plus haut niveau français, que David Ledy donne son sentiment sur cette belle saison.

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Etes-vous surpris des performances du Racing qui, promu, est aujourd’hui en lice pour la montée ?

Avec l’effectif et le recrutement qui a été effectué cet été, je ne suis pas surpris. Il y a beaucoup de joueurs de qualités : Boutaïb, Guillaume, qui est très bon en 2017, Gonçalves… Ce sont des joueurs qui apportent un plus dans une équipe. Quand j’ai vu l’effectif, je me suis dit que c’était possible. Sachant que la Ligue 2 est un championnat aléatoire, où le premier peut perdre chaque week-end.
Et puis, je suis heureux de voir que Strasbourg est aussi proche de la Ligue 1.
Même si, attention, la montée n’est pas encore acquise.

Outre les recrues, les anciens tels que Liénard ou Grimm ont aussi su se mettre au niveau de la Ligue 2, qu’ils découvrent…

Ça me fait plaisir que de tels joueurs réussissent au Racing, parce qu’ils ont fait partie de la reconstruction du club. Mais je n’avais aucun doute sur leur potentiel.

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On a l’impression que la concurrence est moins élevée qu’annoncé, que les candidats déclarés à la montée sont moins « gros »…

Ce n’est pas faux. Quand on regarde Reims, Lens, Brest, ils n’ont pas réussi à creuser l’écart devant au classement. On pensait qu’ils survoleraient le championnat, ce n’est pas le cas. Le Racing a bien une équipe taillée pour être dans les trois premiers.

Du coup, vous préférez une montée directe ou des barrages ?

Pour le bien du club, une montée directe ! J’ai vécu des fins de saison négatives. Le stress, ce n’est pas bon pour le Racing (Rires).

Une double montée, du National à la Ligue 1, c’est le vertige ou c’est une opportunité à saisir ?

On peut croire que c’est précoce, mais une montée c’est important. Ce n’est pas facile à obtenir. Il faut prendre tout ce qui est à prendre, parce qu’on ne sait pas ce qu’il peut se passer les années suivantes. Les personnes qui dirigent le club aujourd’hui ne feront pas les mêmes erreurs que par le passé. Le président Marc Keller arrivera à stabiliser le club. Le Racing a énormément changé depuis mon passage, que ce soit au niveau des structures, de l’état d’esprit. Il est entre de bonnes mains.

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Pourquoi a-t-on l’impression que, d’une manière générale, de nombreux amoureux du football veulent revoir Strasbourg en Ligue 1 ?

Même dans le sud de la France on en parle énormément. Un club comme ça n’a rien à faire en Ligue 2. Ne serait-ce que pour les supporters et l’engouement autour du club. Tout le monde le dit je crois. Quand on regarde Strasbourg à la télé ou en direct du stade, ça fait rêver. Il y a plus de monde que pour certains matches de Ligue 1. Et ça, c’est important pour le club mais aussi pour le foot en général.