Strasbourg: Comment la cathédrale se protège-t-elle du risque d’incendie ?

PATRIMOINE Très protégée du risque d'incendie, la cathédrale de Strasbourg connaîtra un nouvel exercice avec dégagement de fumée et grande échelle au cours de la matinée de ce mercredi 22 mars...

Bruno Poussard

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Le dernier exercice majeur des sapeurs pompiers à la cathédrale de Strasbourg remonte au mois de février 2015.
Le dernier exercice majeur des sapeurs pompiers à la cathédrale de Strasbourg remonte au mois de février 2015. — Gilles Varela

Le samedi 4 mars vers 21h, l’alerte a été donnée par des passants persuadés d’observer des flammes sur la cathédrale. Et les grands moyens ont vite été déployés par les pompiers et policiers. Fausse alerte au final, causée par les reflets d’un projecteur. Mais la réactivité illustre la surveillance portée sur la cathédrale.

Si l’état d’urgence impose des mesures aux visiteurs, le statut de l’édifice millénaire impose, lui, un gros dispositif devant le risque d’incendie. En pierre, le bâtiment comporte aussi du vieux mobilier et de nombreuses chaises en bois.

« La faiblesse des cathédrales, ce sont leurs charpentes »

Du presbytère, Marie-Pierre Siffert ajoute : « La faiblesse des cathédrales, ce sont leurs charpentes, mais celle de Strasbourg n’est pas très vieille. » C’est l’architecte des bâtiments de France est en charge de sa sécurité, comme l’Etat est propriétaire de la cathédrale.

En plus de détecteurs de fumée ou d’alarmes, des caméras sont notamment installées à l’extérieur. Autre partenaire aux côtés de l’Etat et de l’Eglise, la Fondation de l’œuvre Notre-Dame se charge également de maintenir une astreinte.

Pour tester le fonctionnement de l’ensemble du dispositif, un exercice avec dégagement de fumée et présence de la grande échelle aura justement lieu au cours de la matinée de ce mercredi 22 mars.