Strasbourg: En cas d'attentat, un centre d'accueil des familles de victimes est prêt

SOCIETE En signant une convention vendredi, la mairie de Strasbourg et la préfecture du Grand Est ont officialisé la mise en place d'un centre d'accueil des familles de victimes en cas d'attentat ou de catastrophe...

Bruno Poussard

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Le préfet du Grand Est Stéphane Fratacci et le maire de Strasbourg Roland Ries ont signé cette convention vendredi 17 mars.
Le préfet du Grand Est Stéphane Fratacci et le maire de Strasbourg Roland Ries ont signé cette convention vendredi 17 mars. — B. Poussard / 20 Minutes.

En France, Strasbourg fait partie des toutes premières villes à formaliser la mise en place préventive d’un centre d’accueil des familles de victimes en cas d’attentat ou de catastrophe. « On vit dans une époque où beaucoup de choses peuvent arriver, il faut se préparer à l’imprévisible », justifie le maire, Roland Ries.

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Vendredi, il a signé une convention avec le préfet du Grand Est, Stéphane Fratacci, afin d’organiser selon une méthode claire la réaction des différents acteurs impliqués dans une telle situation.

« L’important, c’est que tous se connaissent déjà », insiste Claude Liénhard, de l’association Paris aide aux victimes, aux côtés de 1 500 proches de victimes depuis les attentats de 2015, et conseiller des Alsaciens dans cette démarche.

Un site confidentiel légèrement aménagé

Après des exercices réalisés dans le Bas-Rhin en juillet 2016 et six mois de réflexion, le site strasbourgeois retenu – mais gardé confidentiel – sera légèrement aménagé (pour l’accès à Internet par exemple). Mais le centre pourrait selon les besoins être déplacé au plus près d’un drame.

Renfermant une salle de commandement, des ateliers d’identification, d’aide juridique, de soutien psychologique ou un poste de secourisme, il viserait avant tout à informer et accompagner les familles.

Dans une volonté d’intégrer des référents citoyens, des juristes ou des psychologues des associations Viaduq 67 et SOS aide aux habitants pourraient aussi être sollicités.

« La bien-traitance à l’instant T est un principe essentiel », résume l’adjointe à l’origine du dispositif, Chantal Cutajar.