Strasbourg: Les ingrédients pour réussir la collecte et le tri du verre

ENVIRONNEMENT Strasbourg semble sur la bonne voie pour rattraper son retard sur ses performances de tri du verre…

Alexia Ighirri

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Strasbourg: Les ingrédients pour réussir la collecte et le tri du verre. Ici, le conteneur à verre près de la cathédrale.
Strasbourg: Les ingrédients pour réussir la collecte et le tri du verre. Ici, le conteneur à verre près de la cathédrale. — A. Ighirri / 20 Minutes

Vers un meilleur tri du verre. C’est ce que s’étaient dit l’Eurométropole de Strasbourg et Eco-Emballages il y a environ un an. Ensemble, ils s’étaient lancés dans une démarche visant à améliorer le geste de tri chez les habitants de l’agglomération. Avec un objectif : augmenter d’ici à 2018 de 1.000 tonnes supplémentaires les emballages en verre collectés pour atteindre les 12.116 tonnes par an sur l’ensemble des communes de l’agglomération strasbourgeoise.

Un point d’étape a été présenté mardi, annonçant un dépassement de 60 % de son objectif pour l’année 2016 avec plus de 400 tonnes collectées. Comment Strasbourg, pourtant pas franchement en avance dans le domaine, a rectifié le tir ?

La visibilité. Selon Christophe Neumann, directeur régional d’Eco-Emballages, c’est une nécessité pour améliorer les performances de tri : « Souvent, les gens ne veulent pas d’un conteneur sur leur trottoir. Ils disent que c’est à cause du bruit, mais c’est surtout parce qu’ils trouvent ça moche ». Il se réjouit donc de voir le travail artistique mené sur les conteneurs à verre. Mais si, vous savez, les œuvres inédites qui sont venues recouvrir les conteneurs, s’inspirant de l’horloge astronomique pour celui installé près de la cathédrale de Strasbourg, des dessins de Tomi Ungerer près du musée éponyme ou encore de Star Wars près du cinéma UGC.

La densité. L’idée c’est de ne pas avoir à marcher une demi-heure pour pouvoir se débarrasser de ses contenants en verre. Et à terme, d’avoir un conteneur pour 690 habitants d’ici à 2018. Dans l’Eurométropole, certains secteurs étaient sous-dotés, comme la Grande-Ile, le Neudorf et Bischheim. En un peu moins d’un an, 42 conteneurs de surface sur les 50 prévus et huit conteneurs enterrés sur les dix prévus ont déjà été déployés sur le territoire. Les dix conteneurs à verre restants seront installés d’ici à fin juin. Ils sont tous listés sur la carte interactive Strasmap.

La pratique. Ils sont là, ils sont beaux (selon les goûts et les couleurs de chacun), reste à – bien — les utiliser et à savoir pourquoi on y jette les bouteilles, les pots et les bocaux en verre sans bouchon. Déjà parce qu’on peut les recycler à 100 % et à l’infini. Et pour ceux qui ne sont pas sensibles aux arguments écologiques, sachez que l’intégralité du verre trié à Strasbourg part dans les Vosges et revient sur le territoire prêt à contenir d’autres liquides. Bref, un soutien à l’économie circulaire.

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Le réemploi. C’est la priorité, assure l’Eurométropole qui travaille dans cette optique sur un possible retour au système de consignes avec station de lavage. A destination notamment des microbrasseries locales qui ont l’avantage de quasiment toutes utiliser les mêmes gabarits de contenants.
Au quotidien, il est également possible de réutiliser les bocaux en verre que l’on accumule chez soi et de les remplir à nouveau avec les denrées achetées en vrac au magasin. Double effet Kisscool : cela permet aussi de réduire ses emballages.