Affaire Fillon: «Il ne peut pas y avoir de République si on ne respecte pas la justice», estime le garde des Sceaux

PRESIDENTIELLE Venu inaugurer le nouveau palais de justice ce lundi, le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas a réagi aux nombreuses attaques des soutiens de François Fillon à l’encontre de la justice…

B.P.
— 
Le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas était présent à Strasbourg ce lundi pour inaugurer le nouveau palais de justice.
Le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas était présent à Strasbourg ce lundi pour inaugurer le nouveau palais de justice. — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Venu à Strasbourg pour l’inauguration du nouveau palais de justice après des mois de travaux, Jean-Jacques Urvoas en a profité sur France Bleu Alsace ce lundi matin pour répondre à nouveau aux attaques de François Fillon et de ses soutiens. « Il ne peut pas y avoir de République si on ne respecte pas la justice », a déclaré le garde des Sceaux.

« La décence amène aussi à ne pas critiquer les institutions »

Devant ce que le candidat dénonce comme un « acharnement », le ministre de la Justice s’est cette fois exprimé au lendemain du rassemblement de François Fillon au Trocadéro. « Je suis consterné quand on critique la justice, a-t-il ajouté. (…) Il ne peut pas y avoir de fonctionnement démocratique si on ne respecte pas les magistrats. »



Et Jean-Jacques Urvoas de terminer : « La décence amène aussi à ne pas séparer ou critiquer les institutions quand elles sont les piliers d’un fonctionnement collectif. » Interrogé par le JDD en février, le ministre avait déjà déclaré exclure une pause judiciaire vis-à-vis des affaires Fillon et Le Pen pendant la campagne.