Affaire Fillon: «Pécresse pourrait devenir candidate, elle a l’expérience», lance la sénatrice LR Fabienne Keller

PRESIDENTIELLE La sénatrice Fabienne Keller (LR) confie son sentiment sur la présidentielle, suite au discours d’Alain Juppé ce lundi matin…

Propos recueillis par Gilles Varela

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Archives. Strasbourg le 26 mars 2014. La sénatrice Fabienne Keller
Archives. Strasbourg le 26 mars 2014. La sénatrice Fabienne Keller — Varela

Quelques minutes après le discours d’Alain Juppé ce lundi matin, l’émotion est encore perceptible dans la voix de la sénatrice Fabienne Keller. Interrogée par 20 Minutes, la « juppéiste » de la première heure réagit suite à son annonce de ne pas être le candidat de la droite et du centre, faute d’avoir pu rassembler. La sénatrice confie son désarroi mais aussi l’espoir de voir la situation évoluer.

Son discours vous a-t-il déçu ?

Le discours d’Alain Juppé et plein de dignité, il a démontré une fois encore que c’est un grand homme d’Etat, avec la hauteur et une vision pour la France. J’espérais qu’il tiendrait encore, mais les coups bas et les intérêts des uns et des autres ne lui ont pas permis de rassembler, de fédérer la droite et le centre autour de lui. Il avait un vrai programme présidentiel, et [pouvait] le mettre en œuvre une fois élu, mais François Fillon n’a pas passé le relais.

Et maintenant qu’allez-vous faire ?

Le mur se rapproche. J’en appelle à l’ensemble des forces de droites et du centre pour faire gagner la France. Pour l’instant, avec le maintient de François Fillon, les chances sont nulles, comme le relèvent les derniers sondages et cela ne va pas s’arranger dans les jours à venir avec les problèmes juridiques. Je fais le vœu de trouver un candidat ou une candidate, et que François Fillon ne s’obstine pas. J’espère que le choc du discours d’Alain Juppé soit un appel à la responsabilité de l’ensemble de la droite et du centre et que l’intérêt de la France passe avant des projets individuels et carriéristes.

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Peut-il y avoir un autre candidat ?

Je suis encore sous le coup de l’émotion. Je n’appelle pas à voter pour un candidat en particulier, mais il faut faire gagner la France et pas un candidat. [Valérie] Pécresse, mais il y en a d’autres, pourrait devenir candidate, elle a l’expérience avec l’Ile de France. Les choses changent chaque jour, on verra. J’ai la conviction que nos idées sont majoritaires dans le pays, et je continue de penser que notre famille politique doit se rassembler autour d’une personnalité en capacité de remporter les élections présidentielles.