Football: Thiago Silva, Lacazette et autres facettes du défenseur du Racing club de Strasbourg Yoann Salmier

SPORT Le Racing se déplace à Valenciennes, ce lundi à 20h45. Une nouvelle fois, Yoann Salmier devrait être titularisé en charnière centrale...

Alexia Ighirri

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Yoann Salmier, défenseur du Racing club de Strasbourg.
Yoann Salmier, défenseur du Racing club de Strasbourg. — G. Varela / 20 Minutes

La voix est posée, à l’image de son caractère. Que l’on parle des difficultés actuelles de la défense strasbourgeoise ou de ses bonnes performances individuelles au cycle aller.  Yoann Salmier est, il le confirme, plutôt calme dans la vie comme sur le terrain. « Parfois peut-être un peu trop », s’autocritique le défenseur du Racing. A son image, le jeune homme est tranquillement devenu un élément incontournable de la charnière centrale alsacienne. Au point de faire partie des dix pépites à recruter en Ligue 2  selon So Foot. « Ça m’a surpris, ça m’a fait plaisir ». Yoann Salmier n’est pas forcément très bavard. Son discours est néanmoins ponctué de rires, en réaction à un concours de vannes de la part du staff et des joueurs strasbourgeois, son pote Ihsan Sacko en tête. On s’est alors mis au diapason : entre petits surnoms et taquineries sur ses ressemblances physiques, faisons les présentations avec Yoann Salmier.

Thiago Silva. Loin de nous l’idée de nous enflammer si fort pour comparer Yoann Salmier au défenseur star du PSG. Pourtant c’est ainsi que les joueurs et le staff strasbourgeois, Khalid Boutaïb le premier, le surnomment. « Ils m’embêtent avec ça, ils me chambrent !, assure Yoann Salmier. L’an dernier, c’était Marquinhos. » La raison, outre les qualités défensives du Strasbourgeois ? « Je suis fan des deux joueurs, ce sont deux très bons défenseurs auxquels je m’identifie ». Au même titre que Sergio Ramos, Thiago Silva l’inspire : le premier pour « son agressivité et sa gnaque », le second pour « son calme, sa sérénité, parce qu’il est la tête pensante ».

Alexandre Lacazette. Alors là, c’est physiquement évident. « Il lui ressemble vraiment, note le milieu Ihsan Sacko. Lors d’un précédent déplacement, on avait une correspondance à Lyon. On lui a dit “C’est le retour de Lacazette chez lui” ». Yoann Salmier en a désormais l’habitude : « On me le dit tout le temps, quand il passe à la télé, je reçois des messages. L’autre fois sur BeIN Sports, même les commentateurs ont fait la remarque ». Bon peut-être pas au moment où Yoann Salmier a complètement raté son tir face à la cage de Clermont lors de la défaite du RCSA à la Meinau. Le tacle (une grosse semaine après, on n’a pas été très courageux) fait rire – mais un peu jaune — le jeune défenseur : « Bon, la ressemblance est juste physique ! Cette année ma priorité c’est de prendre confiance en défense, comme c’est ma première saison en Ligue 2, je ne veux pas brûler les étapes. » Un poste qui lui colle aujourd’hui à la peau, et pourtant « à la base, j’étais milieu de terrain, j’ai commencé en étant 10. Au fur et à mesure j’ai reculé 6 et ensuite j’ai pris du poids parce que je faisais trop de musculation, du coup je n’assumais plus au niveau du cardio. Et j’ai trouvé alors ma place en défense. »

Luc Abalo. Il y a une chose marquante chez le joueur du RCSA : le sourire qu’il affiche en permanence. Là encore, Ihsan Sacko confirme : « Il est toujours souriant ! En déplacement, on est ensemble dans la chambre. On rigole bien ».

A force de le voir sourire, on lui a trouvé là encore une ressemblance avec un joueur du PSG, mais de handball cette fois, Luc Abalo. « Le coach me l’a dit pendant le mondial. Et je me suis dit “mais c’est qui ?”, parce que je ne regarde pas trop le hand. » Hormis le basket de temps en temps, Yoann Salmier ne jure que par le foot. Notamment depuis son arrivée, à 10 ans, à l’AS Sarcelles, « là où ça a commencé ». Reste une similitude avec Luc Abalo : les deux viennent de la région parisienne. Yoann Salmier ne l’avait d’ailleurs pas quittée avant de venir s’installer en Alsace il y a trois ans. Comme à la Guyane, d’où sont originaires ses parents, le footballeur reste naturellement très attaché à la région qui l’a vu grandir : sa famille et ses amis, celles et ceux « qui sont fiers de moi et me donnent de la force », y vivent toujours. Il y a quelques mois, il a participé à une opération venant en aide aux sans-abri de Sarcelles en leur distribuant des repas. Et cette générosité, elle est signée Salmier.