Alsace: Une vitrine de l'artisanat, nommée Tokenstok, pour commander pâtisseries et autres gourmandises en ligne

CONSOMMATION Une Alsacienne a lancé, il y a une semaine, une plateforme permettant de commander par avance les spécialités artisanales puis de les retirer en boutique…

Alexia Ighirri

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Alsace: Une vitrine de l'artisanat, nommée Tokenstok, pour commander ses pâtisseries et autres gourmandises en ligne (Illustration)
Alsace: Une vitrine de l'artisanat, nommée Tokenstok, pour commander ses pâtisseries et autres gourmandises en ligne (Illustration) — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Ce dimanche, vous êtes arrivé trop tard à la pâtisserie près de chez vous et tout avait déjà été vendu ? Vous vous êtes donc retrouvé sans dessert ? La prochaine fois, anticipez avec Tokenstok.

Il s’agit d’une plateforme, mise en ligne il y a une semaine par l’Alsacienne Charlotte Pronesti, avec ses trois associés, qui vous permet de passer commande chez votre artisan boulanger-pâtissier préféré. Puis de retirer votre produit artisanal en boutique sous 24 ou 48 h, selon les horaires d’ouverture.

Une application mobile cet été

Il est possible d’utiliser la géolocalisation pour choisir en quelques clics un ou plusieurs mets à commander chez l’artisan le plus proche, ou de les sélectionner par catégories de produits. Cerise sur le gâteau, il sera bientôt possible, a priori cet été, de le faire en quelques touches depuis son téléphone grâce à une application mobile.

Le service n’est pas limité aux seuls amateurs de douceurs sucrées : bretzel, pain surprise ou encore des plats confectionnés par un traiteur sont en vente sur cette plateforme.

Défense d’un savoir-faire

Actuellement, Tokenstok compte une vingtaine d’artisans. Ils paient un forfait, sans engagement, de 50 euros hors taxe pour proposer dix de leurs produits à la vente en ligne. « On ne prend aucune commission pour que les artisans puissent préserver leurs marges », indique Charlotte Pronesti, 32 ans, qui dit avant tout chercher à mettre en valeur ce savoir-faire. « Les artisans font face à une concurrence dingue de grosses chaînes. Alors que ce sont eux qui forment notre jeunesse. Si on continue à consommer dans des grosses franchises, on ne saura bientôt plus faire un bon bretzel en Alsace », déplore la jeune femme.

Passée par un CAP pâtisserie il y a quelques années, elle a pu constater en personne les difficultés de ces petites enseignes. « Nos modes de consommation ont évolué avec Internet. Mais les artisans n’ont pas les compétences, le temps ou l’argent pour faire un site à eux. Au mieux, ils ont une page Facebook », poursuit celle qui a alors voulu jouer les intermédiaires virtuels entre les artisans et les clients. Pour que les boulangers et pâtissiers n’aient plus qu’à se concentrer sur l’éveil de nos papilles.